Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les licenciements et pertes d´activité continuent en Argentine

Buenos Aires, 1er mars (Prensa latina) Dans le contexte de la crise économique que vit aujourd´hui l´Argentine, en seulement deux jours, une centaine de travailleurs de plusieurs compagnies argentines ont perdu leur emploi, et d´autres sont temporairement suspendus.


Si 2018 a été une année noir pour beaucoup qui ont perdu leur emploi, surtout les milliers du secteur étatique, en cette année 2019 les nouvelles ne sont pas non plus bonnes pour d´autres.

Nous avons appris depuis jeudi que 600 personnes se sont retrouvées sans emploi à Metalpar, la fabrique de carrosseries de camion et de bus la plus grande du pays, qui a fermé ses portes la veille en raison de la chute des ventes et de la hausse des taux d´intérêts.

Avant-hier, une autre une de presse informait que 450 personnes supplémentaires ont perdu leur contrat avec la compagnie de soins à domiciles Pedidos Ya, puis hier les travailleurs de l´entreprise de mise en bouteille de Coca-Cola, Femsa, sont descendus dans la rue pour protester contre le licenciement de 23 personnes sur le site de Pompeya.

Mercredi, il a été annoncé que la compagnie Peugeot suspendait pour deux mois les deux milles emplois de l´usine située à El Palomar. L´entreprise a justifié cette décision par la chute des ventes qui provoque une importante accumulation de stock.

Lors des deux prochains mois, les travailleurs de Peugeot percevront 75 pour cent de leur salaire, selon un accord trouvé entre la compagnie et l´Union Ouvrière Métallurgique.

"Cela a permis d´éviter des licenciements immédiats et de gagner du temps pour chercher des solutions, puisque le futur de l´entreprise et du secteur est incertain", a signalé le site d´information El diario de Moron.

Beaucoup prient aujourd´hui pour ne pas faire partie des prochains licenciements, dans un pays où les petits commerces locaux comme les grandes entreprises ont dû réduire leur personnel ou fermer en raison des fortes hausses de coûts comme le gaz, l´électricité, et de la chute de la consommation.

Le député et secrétaire général de la Centrale des Travailleurs, Hugo Yasky, a manifesté sur le réseau social Twitter que "Peugeot suspend tout son personnel du site d´El Palomar, et l´Indec (Institut National de Statistique et de Recensement) informe que 191 mille postes de travaille ont été perdus en 2018. Ce Gouvernement actuel (de Mauricio Macri) déteste les travailleurs et le démontre tous les jours".

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