Agence de Presse de l'Amérique Latine

Presque 4 millions de haïtiens ne bénéficient pas du minimum alimentaire

Port-au-Prince, 12 avril (Prensa Latina) Quelques 3,6 millions de haïtiens (c'est-à-dire quelques 700 mille familles) ne bénéficient pas du minimum alimentaire et, parmi ceux-ci, 1,5 millions se trouvent dans une situation grave selon un rapport publié par le gouvernement.


Ce document est une étude annuelle réalisée par la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) et il met en évidence que les foyers les plus vulnérables utilisent des stratégies de survie qui ont des effets négatifs.

Au cours de ces trois dernières années, Haïti a été victime d'une forte sécheresse qui a durement touché les récoltes. Celles-ci ont été réduites à 60 pour cent de la production annuelle nationale. Les chances pour que les foyers puissent se récupérer de cette crise sont donc limitées, précise ce rapport.

Dans cette conjoncture,  les petits producteurs sont devenus plus vulnérables que jamais au fléau de l'insécurité alimentaire, souligne la CNSA.

En février dernier, l’État haïtien et l'Union Européenne ont mis sur pied le programme de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle pour aider les régions du Nord-Ouest, d'Artibonite et de Grande-Anse.

Cette initiative s'est fixé comme objectif l'amélioration des conditions alimentaires parmi les sections de la population les plus vulnérables en essayant de parvenir à des résultats durables tout en augmentant leur résilience et leur capacité à faire face et à surmonter les périodes de crise.

L'idée centrale du plan est de s'attaquer à plusieurs problèmes simultanément pour augmenter la disponibilité des aliments et leur valeur nutritionnelle.

Un autre de ses objectifs est de faciliter l'accès à la nourriture et de faire en sorte que les réseaux de distribution opèrent de manière régulière en utilisant des stratégies sociales appropriées.

Actuellement, près de 30 pour cent de la population rurale haïtienne est victime de ce fléau. Quelques 275 mille enfants, c'est-à-dire 22 pour cent de la population infantile de moins de cinq ans, souffrent de malnutrition chronique et de tous les problèmes de retard de croissance qui en sont les conséquences, affirment les experts.

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