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WikiLeaks assure que l´Équateur remettra les affaires d´Assange aux États-Unis

Londres, 20 mai (Prensa latina) Le portail digital WikiLeaks a assuré que l´Équateur remettra aujourd´hui aux États-Unis les affaires laissées par Assange au sein de l´ambassade du pays sud-américain dans cette capitale à la suite de son arrestation le mois dernier.


"Ce lundi, l´Équateur participera à un show de marionnettes au sein de son ambassade à Londres pour ses maîtres de Washington, juste à temps pour compléter la demande d´extradition (étasunienne) avant que le délai donné par le Royaume-Uni n´expire le 14 juin prochain", a annoncé l´éditeur en chef du site, Kristinn Hrafnsson.

Parmi les objets que les fonctionnaires équatorien remettront aux procureurs étasuniens il y aurait des documents légaux, des dossiers médicaux, ainsi que les équipements électroniques et informatiques utilisés par Assange durant les sept années qu´il a passé au sein de la légation diplomatique.

Hrafnsson a signalé que ni les représentants des Nations Unies, ni les avocats du fondateur de WikiLeaks ne pourront être présents à ce moment là.

Le juriste espagnol Blatazar Garzon, qui coordonne la défense d´Assange, a de son côté considéré d´extrêmement préoccupant le fait que l´Équateur ait fouillé, enregistré et confisqué les propriétés de son client pour les remettre aux États-Unis, pays qu´il a accusé d´orchestrer une persécution politique contre le cyber-activiste.

"Il s´agit d´une attaque sans précédant contre les droits de la défense, la liberté d´expression et l´accès aux informations concernant les violations massives des droits de l´Homme et la corruption", a souligné Garzon, lequel a sollicité l´intervention des organismes de protection internationaux pour mettre fin à cette persécution.

Assange a été arrêté par des agents de Scotland Yard au sein de l´ambassade d´Équateur le 11 avril dernier, après que le Gouvernement de ce pays sud-américain lui ait retiré le statut de réfugié politique octroyé sept ans auparavant.

Condamné à 50 semaines de prison au Royaume-Uni pour avoir violé les termes de sa liberté sous caution concédée par une cour britannique en 2012, le journaliste australien pourrait être extradé vers les États-Unis, qui veulent le juger pour la divulgation de milliers d´archives secrètes de la diplomatie et de l´Armée étasuniennes.

D´autre part, le Ministère Public suédois a aujourd´hui présenté un ordre de détention contre Julian Assange pour de prétendus délits sexuels qu´il nie.

La Suède a rouvert ce dossier le 13 mai dernier, alors qu´il avait été classé en 2017 compte tenu de l´impossibilité de faire avancer l´enquête et du fait qu´aucune preuve n´avait été apportée.

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