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Le colombien Jesús Santrich a été transféré à la prison du Ministère Public

Bogotá, 20 mai ( Prensa Latina) Après avoir été remis en liberté par la Justice Spéciale pour la Paix (JEP) puis arrêté à nouveau, l'ancien négociateur de la paix en Colombie, Jesús Santrich, a été transféré, une nouvelle fois, à la prison du bunker du Ministère Public local.


Le dimanche 19 mai, l'hôpital Méderi de Bogotá, où il se trouvait en soins intensifs, l'a laissé sortir après avoir fait paraître un bref communiqué indiquant que son état de santé était redevenu satisfaisant.

Le parti de la Force Alternative Révolutionnaire Commune (FARC) a dénoncé qu'avant-hier, un juge, n'ayant pas les compétences pour le faire, a procédé à une arrestation inconstitutionnelle de Jesús Santrich alors qu'il était inconscient et requérait des soins intensifs.

Auparavant, Gustavo Gallardo, son avocat, avait fait savoir que Santrich avait été "tiré du lit et soumis à une audience pendant laquelle il est demeuré tout le temps inconscient". "Nous n'avons pu obtenir aucune réaction de sa part; son pronostic est réservé", a-t-il ajouté.

L'ultra-droite colombienne et les États-Unis accusent Santrich de trafic de drogue mais sa défense estime qu'il est illégal et injuste de l'accuser deux fois des mêmes faits, d'autant plus qu'ils n'ont jamais pu fournir des preuves pour soutenir cette accusation, raison pour laquelle Santrich a obtenu une garantie de non-extradition de la part de la JEP.

Avant-hier soir, la direction du parti FARC a exigé que l'État s'en tienne aux termes de la loi et traite Santrich dignement en raison, notamment, de sa condition de prisonnier politique et en considération de son statut de signataire de l'Accord de Paix.

Au cours d'une conférence de presse, le Conseil Politique de la FARC a condamné fermement cette seconde capture de l'ancien guérillero et a déposé une demande d'entretien d'urgence auprès du président Iván Duque, afin de lui faire part de son inquiétude au sujet de ces derniers événements et des implications qu'ils pourraient avoir sur la paix en Colombie.

Peo/jf/tpa