Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba, changement climatique et application de la Loi Helms-Burton

Camaguay, 30 mai (Prensa latina) Les menaces du changement climatique pour des États insulaires, comme Cuba, et les entraves de l´embargo des États-Unis pour y faire face, en certaine mesure, centrent aujourd´hui le débat scientifique dans ce pays.


Le secteur touristique de la plus grande île des Antilles figure parmi les plus menacés, car "face à la perte de mètres de sable, il est nécessaire d´en importer, et chaque mètre carré coûte entre quatre et dix dollars sur le marché international. La réhabilitation de la plage de Santa Maria (centre de Cuba) en requiert par exemple entre deux et trois millions", selon le membre du Centre d´étude de Gestion Environnementale, Isidro Caballero.

Selon le spécialiste d´une région qui se prépare à accueillir des rencontres de spécialistes dans le cadre de la Journée Mondiale de l´Environnement le 5 juin prochain, le niveau de la mer augmentera ici de 27 centimètres pour 2050, ce qui représente un danger potentiel pour près de 14 mille logements dans tout Cuba.

L´activation de l´article III de la Loi Helms-Burton cherche à empêcher des entreprises étrangères à faire du commerce avec des entités cubaines qui on été nationalisées après le triomphe de la Révolution en 1959, lesquelles étaient avant des propriétés de l´oligarchie qui possédait précisément des actions et/ou terrains au sein de la principale destination touristique de Camaguey.

Cuba cherche donc des alternatives pour faire face au changement climatique, et a pour cela mis en place la Tarea Vida (Tâche pour la Vie), un plan de l´État comprenant des mesures pour atténuer les effets de ce phénomène et d´autres pour s´adapter à la possible perte d´une dizaine de plage sableuse dans tout l´archipel.

La présidente de l´Assemblée Générale de l´ONU, Maria Fernanda Espinosa, s´est récemment exprimée sur le travail de Cuba pour générer des mécanismes d´adaptation au changement climatique, considérant l´île comme l´une des références mondiales à ce sujet.

"Cuba est un pays qui ne contribue pratiquement pas au changement climatique, mais il est une victime de ce phénomène. Y compris dans ces circonstances il projette un plan ambitieux (Tarea Vida) qui est un exemple à suivre pour les autres pays", a affirmé Espinosa en déclarations à Prensa Latina lors de sa récente visite sur l´île.

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