Agence de Presse de l'Amérique Latine

Prensa Latina: la voix rebelle de ceux qui sont réduits au silence

La Havane, 5 juin (Prensa Latina) Défendre la vérité et donner la parole à ceux qui ne l'avaient pas: telle a été, depuis ses débuts, la tâche stratégique la plus importante que s'est fixée l'Agence d'Information Latino-Américaine Prensa Latina qui fêtera prochainement ses soixante ans de travail et d'existence.


Dès les tous premiers instants, son fondateur et premier directeur, le journaliste et révolutionnaire argentin Jorge Ricardo Masetti, ne laissa aucun doute sur le fait que cette agence latino-américaine qui voyait le jour à La Havane en ce 16 juin 1959 ferait de l'objectivité son arme principale pour lutter contre l'avalanche de fausses informations circulant dans le monde.

"Nous sommes objectifs mais pas impartiaux", précisait Masetti dans un article de janvier 1960. "Nous considérons que l'impartialité serait une forme de lâcheté, parce que, face au bien et au mal, on ne peut pas rester impartial. On nous appelle agitateurs, mais cela ne nous fait pas peur".

Ce combat pour l'objectivité et la vérité, Masetti le menait depuis de longues années; depuis que, reporter pour Radio El Mundo, de Buenos Aires, il s'était rendu à la Sierra Maestra afin de constater sur place comment la résistance cubaine s'opposait à la dictature sanguinaire de Batista.

Connaitre le légendaire commandant Ernesto Che Guevara -un compatriote argentin-, rencontrer Fidel Castro, le leader révolutionnaire, partager des minutes de gloire avec ces jeunes guérilleros barbus prêts à mourir pour l'indépendance de leur île, telles furent les sources d'inspiration de Masetti lorsqu'il décida de mettre toute son énergie au service d'un continent assoiffé de liberté.

Prensa Latina était la tranchée depuis laquelle il menait ce combat. De là, la voix de la vérité se répandait en Amérique Latine et dans le reste du monde et cette tâche d'information s'est perpétuée jusqu'à nos jours grâce à une équipe de journalistes  cubains et latino-américains toujours aussi fiers de travailler "au service de la vérité.

Peo/jha/mfm