Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Mexique déploie sa police à la frontière avec le Guatemala pour empêcher l'arrivé de nouveaux immigrants

México, 6 juin (Prensa Latina) Quelques 400 policiers fédéraux mexicains continuent à être déployés sur la frontière avec le Guatemala pour renforcer les services de vigilance mexicains, l'ensemble de ce dispositif étant coordonné par l'Institut National de la Migration (INM).


L'ordre a été donné par le Gouvernement après qu'une "caravane" d'immigrants d'Amérique Centrale ayant traversé la frontière  ait été arrêtée à Tapachula, au Chiapas, et qu'un grand nombre d'entre eux ait été appréhendés et rapatriés dans leurs pays d'origine.

Cet état d'exception sera maintenu dans la zone frontalière entre le Chiapas et le Guatemala. Les forces déployées, apprend-on de source locale, seront coordonnées par des éléments dépendant du Secrétariat à La Défense Nationale et à la Migration.

Le renforcement de la surveillance à la frontière guatémaltèque est une conséquence des négociations en cours entre Mexico et Washington, qui a menacé d'augmenter les droits de douanes prélevés sur les importations provenant du Mexique si ce dernier ne prenait pas des mesures efficaces pour empêcher l'arrivée de migrants désirant rejoindre les Etats-Unis.

Cette dernière caravane était entrée au Mexique mercredi matin alors que nombre de ces migrants centraméricains ne possédaient pas les documents requis, raison pour laquelle des éléments de l'Armée, de la police fédérale et du service des migrations l'ont empêchée de poursuivre son chemin.

Le Collectif d'Observation et de Surveillance des Droits de l'Homme du Sud-Est a fait savoir que des dizaines de migrants ont été interceptés en arrivant à Metapa de Domínguez, dans le Chiapas, entre Ciudad Hidalgo (c'est-à-dire l'entrée au Mexique quand on traverse la rivière Suchiate) et Tapachula.

Les organisations formant ce collectif ont fortement encouragé le gouvernement mexicain à respecter les droits humains des migrants et à leur fournir les soins de santé nécessaires car "de nombreux marcheurs de cette caravane souffrent de déshydratation et commencent à montrer des signes évidents d'épuisement, entre autres".

Dans un appel adressé à la Commission Nationale d'Aide aux Réfugiés, aux organismes internationaux des Nations Unies et à la Croix-Rouge Internationale, les porte-paroles de ces migrants centre-américains ont tenu à attirer l'attention sur la vulnérabilité des femmes et des enfants.

Selon les mêmes sources, un groupe de 500 migrants centre-américains est également entré au Mexique à pied par le pont international qui sépare la ville  mexicaine de Sichiate du département de Tecúm Umán, au Guatemala.

Un autre groupe aurait également traversé la rivière Suchiate sur des embarcations de fortune.

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