Agence de Presse de l'Amérique Latine

Renforcement de la coopération entre le Venezuela et l´un des systèmes des Nations Unies

Caracas, 22 juin (Prensa Latina) La visite au Venezuela de la haute commissaire de l’ONU aux Droits de l’Homme, Michelle Bachelet, ouvre aujourd’hui les portes au renforcement de la coopération entre le gouvernement et cet organisme international, selon un consensus dans les cercles politiques locaux.


Après avoir salué vendredi l’ancienne présidente chilienne au terme de son séjour de trois jours dans le pays, le président vénézuélien, Nicolas Maduro a confirmé la volonté du pouvoir exécutif bolivarien de coopérer avec l’Organisation des Nations Unies dans le domaine des droits de l’homme.

Maduro a estimé que la visite de la fonctionnaire pour tenter de surmonter la dure expérience vécue avec le précédent représentant de cette entité multilatérale avait été un succès.

« Nous avons fait un premier pas vers une coopération harmonieuse entre le Système des Droits de l’Homme de l’ONU et le Venezuela », a déclaré le chef de l’État lors d’une conférence de presse au siège gouvernemental du Palais de Miraflores.

Il a ajouté que le Gouvernement bolivarien prendrait au sérieux les suggestions et recommandations issues de cette visite, afin qu’un système de protection du peuple prévale au Venezuela.

Avant de quitter le pays, la haute commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme s’est déclarée préoccupée par l’impact négatif du blocus économique imposé par les États-Unis à la nation sud-américaine.

En faisant le bilan de son séjour sur le territoire vénézuélien, l’ancienne présidente chilienne a précisé que les sanctions appliquées cette année par Washington sur les exportations vénézuéliennes de pétrole et le commerce de l’or « exacerbent et aggravent la crise économique préexistante ».

La fonctionnaire des Nations unies a souligné que l’organisme international qu’elle représente a conclu un accord avec Caracas pour que deux représentants de cette instance restent au Venezuela avec pour mandat de fournir des conseils et une assistance technique, ainsi que de suivre la situation des droits de l’homme.

Le gouvernement a accepté qu’une équipe ait pleinement accès aux centres de détention pour évaluer leurs conditions et s’entretenir confidentiellement avec les détenus, a précisé Bachelet.

L’ex-mandataire chilienne a indiqué que le but principal de sa visite était d’ouvrir un espace permettant d’entretenir des relations étroites et harmonieuses avec les autorités et les institutions de l’État, la société civile et d’autres acteurs politiques et sociaux.

La haute commissaire a tenu des réunions à Caracas avec le président Nicolas Maduro, le titulaire de l’Assemblée nationale constituante, Diosdado Cabello, le chancelier Jorge Arreaza et d’autres autorités.

Elle a également dialogué avec des députés de l’Assemblée Nationale -parlement à majorité d´opposition inhabilité par la Cour Suprême de Justice-, et son président Juan Guaidó, reconnu par Washington comme mandataire intérimaire du pays sud-américain dans un acte qualifié par Caracas de tentative de coup d’État.

Bachelet a appelé les dirigeants de tous les secteurs politiques à trouver un moyen de relever les défis du peuple vénézuélien, et à participer de manière constructive au dialogue facilité par la Norvège, ou encore à toute autre tentative visant à trouver une solution négociée à la crise du pays.

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