Agence de Presse de l'Amérique Latine

L’hostilité des États-Unis à l’égard de Cuba continue d’être rejetée par la communauté internationale

La Havane, 22 juin (Prensa Latina) L’hostilité du Gouvernement des États-Unis à l’égard de Cuba par l’activation de l´Article III de la Loi Helms-Burton, qui renforce l´embargo imposé à l´île, continue aujourd’hui d´être au centre de condamnation des organisations mondiales.


À Rome, des organisations politiques et de solidarité avec la nation caribéenne ont organisé une manifestation pour protester contre la recrudescence de la politique américaine envers l’île des Caraïbes.

Les participants ont exprimé leur soutien à Cuba face à l’activation du Chapitre III de la loi Helms-Burton et à d’autres mesures, tout en soulignant le courage et la détermination du peuple cubain face aux attaques successives de l’administration de la Maison Blanche.

Cette semaine, le président cubain Miguel Diaz-Canel a réaffirmé que le siège économique de Washington contre son pays ne bloquerait jamais les principes, les convictions et le patriotisme de son peuple.

Dans un article publié sur Twitter, il a indiqué que les affectations financières, ainsi que les incidences concernant d´autres ressources, que provoque la recrudescence du blocus par l’application la plus sévère de la loi Helms-Burton, après l’activation de ses titres III et IV, n´ébranleront pas non plus l’indépendance et la souveraineté du pays.

Dans cette capitale, lors d’un forum économique auquel ont assisté près de 120 hommes d’affaires, l’Union Européenne a condamné les mesures extraterritoriales, unilatérales et contraires au droit international appliquées par les États-Unis contre Cuba.

Toujours à cette occasion, le directeur du siège sous-régional de la Commission Économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes, Hugo Beteta, a indiqué que la loi Helms-Burton, avec son caractère abusif et extraterritorial,  entrave le droit au commerce et à l’investissement entre les nations et porte atteinte au multilatéralisme.

Avec l’activation du titre III de la loi Helms-Burton, le 2 mai dernier, l’administration de Donald Trump permet à des citoyens américains de poursuivre en justice des hommes d’affaires de pays tiers ayant des activités dans des propriétés nationalisées après le triomphe de la révolution cubaine en janvier 1959.

En dépit des plaintes et critiques internationales concernant l’agressivité de Washington envers La Havane, le plan du Gouvernement américain visant à étouffer les Cubains se poursuit.

Ce plan comprend de nouvelles restrictions aux voyages des citoyens américains à Cuba et des limites aux envois d´argent que reçoivent les habitants de l’île de leurs familles aux États-Unis.

Entre autres mesures, le Département du Trésor étasunien a également suspendu les voyages de croisière ainsi que d’avions et de bateaux privés dans le pays caribéen.

Le dernier épisode en date du Gouvernement Trump contre la nation antillaise est l’inclusion de l’île dans un rapport sur la traite des personnes, qui a été rejeté par les autorités cubaines, le qualifiant d’arbitraire et d’unilatéral.

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