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« Ils ne réussiront ni à nous arrêter ni à nous soumettre », souligne le chancelier de Cuba

La Havane, 22 juin (Prensa Latina) Le ministre des Relations Extérieures, Bruno Rodriguez, a souligné que le renforcement de l´embargo économique, financier et commercial criminel des États-Unis contre Cuba « ne réussira pas à nous faire plier, nous arrêter, ni nous étouffer ».


L’activation de la loi Helms-Burton, nous l’affronterons avec toute notre résistance et notre capacité de victoire, a déclaré le chef de la diplomatie cubaine en ouvrant une exposition photographique à l’occasion de la célébration du 40e anniversaire du Centre de presse international (CPI), rattaché à ce portefeuille.

Rodriguez a souligné que Cuba a également dû faire face au blocus dans le domaine des communications, mais que la valeur de la vérité, de l’éthique, de la cohérence et de la dénonciation publique a prévalu et l’emportera.

Le chancelier cubain a reconnu combien il est aujourd’hui difficile de pratiquer un journalisme objectif, véridique, cultivé et émancipateur face à la concentration croissante de la propriété des médias et des plates-formes technologiques, la censure, la répression et l’assassinat de journalistes sous diverses latitudes.

Il a déclaré comprendre l’impact du numérique, qui révolutionne cette profession, et a souligné qu’aujourd’hui, face à la réalité, apparaît la réalité virtuelle, pas toujours enrichissante, et que « face à la démocratie, l’apparence de démocratie s’élève ».

Il a également dénoncé le pillage cognitif, la privatisation des contenus et la lutte pour les données qui caractérisent cette époque, alors que la politique sale et la manipulation de l’information, des médias et des plates-formes technologiques sont, paradoxalement, des nouvelles quotidiennes.

'Vous n’expérimenterez rien de tout cela à Cuba, qui est un symbole moral et politique', a déclaré Rodriguez avant de citer les paroles du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, qui affirma que « la vérité n’a pas seulement besoin d’être vraie, mais aussi être divulguée ».

Selon le ministre, en 40 ans d’existence, le CPI et les entités l´ayant précédé (la direction de la presse et de la culture et l’Entreprise de Services à la Presse Étrangère) ont accueilli plus de 70 mille journalistes étrangers et ont organisé plus de huit mille événements.

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