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L’Iran empêchera toute violation de son territoire

Téhéran, 22 juin (Prensa Latina) L’Iran empêchera toute violation de son territoire, a aujourd’hui déclaré  le porte-parole de la chancellerie, Abbas Mousavi, en référence à l’incident récent d’un drone américain abattu alors qu’il survolait l’espace aérien iranien.


« Indépendamment de toute décision des États-Unis, a-t-il ajouté, nous ne permettrons aucun acte d’intrusion en République Islamique, et nous ferons face à toute menace à notre intégrité ».

Les commentaires de Mousavi répondent aux déclarations du président américain Donald Trump sur l’annulation d’une attaque contre l’Iran, car elle n’était pas proportionnelle à la destruction d’un drone.

« Nos décisions ne sont pas soumises à celles des États-Unis et nous ferons face à toute agression, qu’il s’agisse de menaces de haut niveau ou non », a ajouté le porte-parole.

Jeudi dernier, le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique a détruit un drone de surveillance Global Hawk qui violait l’espace aérien iranien près de la région de Kouh-e Mobarak.

Trump a affirmé que le drone survolait l’espace international, bien que l’Iran affirme avoir récupéré des fragments de l’appareil dans sa juridiction maritime.

Lors de son intervention, le porte-parole de la chancellerie a également évoqué la réduction des obligations de son pays à l’égard du Plan d’Action Conjointe, ou accord nucléaire, si les signataires européens ne respectaient pas les termes de ce pacte.

Mousavi a averti que Téhéran adopterait des positions plus fortes que celles prises le 8 mai dernier lors de l´annonce d´un délai de 60 jours aux signataires européens pour mettre en place des mécanismes contournant les sanctions anti-iraniennes des États-Unis.

À cette date, les autorités de la République Islamique d’Iran ont déclaré que leur programme nucléaire pacifique stockerait plus d’uranium enrichi à 3,67 pour cent que les 300 kilogrammes établis par le pacte, et dépasserait également la limite de 130 kilogrammes de tonnes d’eau lourde.

Le porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères a précisé que, dans les deux cas, l’Iran ne viole pas l’accord nucléaire mais se fonde sur ses articles 26 et 36.

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