Agence de Presse de l'Amérique Latine

La haute représentante de l’ONU souligne les dommages causés à Cuba par les mesures des États-Unis

Nations Unies, 28 juin (Prensa Latina) La présidente de l’Assemblée Générale de l’ONU, Maria Fernanda Espinosa, a assuré hier que l’augmentation des mesures unilatérales et des sanctions imposées par les États-Unis à Cuba a de graves conséquences pour la population de cette île.


Répondant à une question posée par la Prensa Latina, la responsable de l´organisme des Nations Unies a évoqué l’impact négatif de l’activation de la loi Helms-Burton par Washington sur l’économie de l’île et l’accès aux biens et services.

Nous avons vu de première main comment ces mesures affectent le bien-être et le droit au développement du peuple cubain, a-t-elle exprimé en se référant à sa visite sur l´île des Antilles en avril dernier.

Elle a également rappelé que pendant des années, l’Assemblée Générale a procédé à un vote quasi unanime pour demander la levée du blocus imposé à Cuba par les États-Unis

Récemment, une série d’actions nord-américaines ont aggravé les dommages causés à ce peuple caribéen en raison des mesures et sanctions unilatérales prises contre Cuba.

Ces actions ne font qu´affecter le peuple cubain, a insisté la diplomate équatorienne.

En ce qui concerne l´embargo nord-américain, la voix de l’Assemblée Générale de l’ONU a été claire, forte et contendante, a-t-elle souligné.

Les votes sont accablants, a-t-elle poursuivi, et la Charte des Nations Unies n’accompagne pas l’application de mesures unilatérales qui affectent les peuples des pays.

Le 2 mai dernier, Washington a activé les titres III et IV de la loi Helms-Burton, dans un contexte marqué par une politique plus agressive contre Cuba menée par l’administration de Donald Trump.

Comme l’a expliqué la représentante permanente de Cuba auprès de l’ONU, Ana Silvia Rodríguez, depuis son entrée en vigueur en 1996, la loi Helms-Burton vise à universaliser le blocus par des pressions brutales et illégales contre des pays tiers, leurs gouvernements et leurs entreprises. Le but recherché est d´étouffer l’île et promouvoir ou accroître les carences de la population dans le but d’imposer un gouvernement qui réponde aux intérêts de Washington, a-t-elle expliqué.

Bien que l´embargo soit resté en vigueur, toutes les administrations nord-américaines depuis 1996 ont suspendu l’application de ces titres en raison des dommages qu’ils peuvent causer aux intérêts corporatifs, a-t-elle précisé.

De même, a-t-elle ajouté, elles ont évité de prendre une mesure aussi agressive en raison de la forte opposition que cette action suscite au sein de la communauté internationale, y compris de leurs alliés proches, en raison de son illégale portée extraterritoriale.

Le Titre III de la loi Helms-Burton permet d’intenter une action en justice devant les tribunaux des États-Unis contre des entités cubaines et étrangères et contre des entrepreneurs de pays tiers qui ont investi ou font des affaires portant sur des biens ou des propriétés nationalisés par Cuba.

En outre, il accroît les obstacles pour l’entrée aux États-Unis des dirigeants d’entreprises et des membres de leur famille qui investissent légalement à Cuba dans des biens nationalisés.

Comme l’a souligné la diplomate cubaine, cette loi repose sur deux mensonges fondamentaux : l’idée que les nationalisations réalisées peu après le triomphe révolutionnaire de janvier 1959 ont été illégitimes ou injustifiées.

Puis la seconde, a ajouté Rodriguez, est l’hypothèse erronée que Cuba constitue une menace pour la sécurité nationale des États-Unis.

peo/mv/ifb