Agence de Presse de l'Amérique Latine

Un député dénonce l’ambivalence de l’opposition au Nicaragua

Managua, 9 juillet (Prensa Latina) La position ambivalente des opposants au Nicaragua sur la question des négociations avec le gouvernement et des réformes électorales a été mise en lumièrehier par le député Wilfredo Navarro, vice-président de la direction du parlement.


« Les gourous de l’opposition se trompent tous les jours dans leurs analyses, conjectures, hypothèses et théories sur la réalité nationale », a commenté Navarro lors de déclarations reprises dans le bulletin électronique Rapport Pastran.

Et à titre d’argumentation, il a rappelé qu’à la mi-mai, tous ces experts et analystes autoproclamés, disaient que le mieux pour l’opposition de l’Alliance Civique était de se retirer de la table des négociations, car elle ne faisait rien dans les négociations, prétendument bloquées à ce moment-là en raison des constantes absences de la contrepartie gouvernementale.

« Les autres naïfs les ont écoutés, et maintenant ceux qui se disent experts et analystes « washingtologues » les critiquent pour avoir quitté la table de négociation et les sermonnentaujourd´hui pour qu´ils reviennent discuter des réformes électorales », a critiqué le député du Mouvement Libéral Constitutionnel Indépendant, allié du Front Sandiniste à l’Assemblée Nationale (parlement).

« Ils croient avoir une boule de cristal, mais rien ne marche ; ils disaient que le gouvernement allait tomber alors que le gouvernement avance et ne s’arrête pas », a-t-il souligné.

Puis il a rappelé qu’ils prétendaient disposer des 24 voix nécessaires pour expulser le Nicaragua de l’OEA, lors de la récente Assemblée Générale de l’organisation hémisphérique, à Medellín, en Colombie.

Ils n’ont finalement obtenu le soutien que de 19 pays et une résolution (non contraignante) qui exhorte le gouvernement de ce pays d’Amérique Centrale à négocier dans un délai de 75 jours, et « maintenant ils disent que cela profite au pouvoir exécutif nicaraguayen », a expliqué le législateur.

« Ils reviennent en ce moment à la charge avec le fait qu’après 75 jours, ils auront les 24 voix et qu’il faut voir le verre non pas à moitié vide, mais à moitié plein », a-t-il indiqué.

peo/oda/fgn