Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba rejette les agressions et ingérences sous prétexte de prétendues luttes anti-terroriste

Nations Unies, 10 juillet (Prensa Latina) Devant le Conseil de Sécurité de l'ONU, Cuba a condamné hier la pratique consistant à brandir le drapeau d'une supposée lutte contre le terrorisme afin de commettre des actes d'agression, de saper la souveraineté nationale et de s'immiscer dans les affaires internes d'un pays.


L'ambassadeur cubain Humberto Rivero s'est également indigné de la politique de "deux poids, deux mesures" ainsi que des jugements et actes sélectifs et unilatéraux employés par certains États pour tenter de justifier une conduite condamnable et élaborer sans aucun respect du droit international des listes d' "États Voyous" basées sur des intérêts politiques partisans.

L'île de Cuba -qui, depuis des dizaines d'années, est elle-même victime d'un terrorisme d'État organisé depuis l'étranger- s'oppose à ces pratiques et les condamne quelles qu'en soit leur forme, leur manifestation et les motivations qui les sous-tendent, a insisté l'ambassadeur.

Le Gouvernement de l'île ne permet pas, et ne permettra pas,  que son territoire soit utilisé pour la mise en œuvre, la planification ou le financement d'actes de terrorisme contre aucun État, quel qu’il soit, a ajouté l'ambassadeur.

Rivero a également répété que son pays est fermement engagé pour empêcher le terrorisme de frapper et qu'il participe au combat mené contre celui-ci ainsi que contre toutes les formes du crime transnational organisé

Il a rappelé que Cuba a signé 18 conventions internationales en matière de terrorisme et a mis en vigueur des mesures législatives, institutionnelles, administratives et de toute autre sorte pour prévenir et punir de tels actes.

De fait, a-t-il continué, Cuba possède des règles spécifiques en matière de droit pénal pour combattre les délits à caractère terroriste: la Loi 93 contre les Actes de Terrorisme proprement dits, et une législation pénale différente pour s'occuper des délits de Blanchiment d'Argent et de Financement du Terrorisme.

"Au niveau international, l'efficacité du travail fourni par notre pays dans tous ces domaines est amplement reconnue", a indiqué Rivero.

De même, concernant les diverses manifestations du crime organisé, notre pays fait preuve d'une tolérance zéro; notamment en matière de consommation et de trafic de drogues, ainsi que pour la traite des êtres humains.

En effet, Cuba travaille à empêcher que son territoire national puisse être utilisé comme lieu de dépôt, d'élaboration, de transit ou de destination de la drogue, a-t-il précisé.

Rien qu'en 2018, les services cubains ont intercepté deux mille 438 kilos de drogues, dont la plus grande quantité était arrivée par mer sur l'île dans le cadre d'opérations

-uniquement de transit- organisées par des narcotrafiquants internationaux.

Concernant la traite des êtres humains, Cuba a mis en place un Plan d'Action Nationale pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Êtres Humains et pour la Protection des Victimes, ce qui explique que le pays soit particulièrement peu touché par ce fléau et rend particulièrement injuste le fait qu'en 2019 le Département d'État nord-américain ait placé l'île sur la liste des pays les moins sûrs dans ce domaine.

"Tout le monde sait que cette liste et le rapport qui l'accompagne sont le résultat d'une décision unilatérale; ils n'ont aucune légitimité, aucune reconnaissance internationale. Leur seul but est de pouvoir être utilisés comme armes pour faire pression sur d'autres États, alors qu'en fait,  l'administration Trump ne fait preuve d'aucune considération, respect ou effort particuliers pour se joindre au combat mené par les autres nations  pour tenter de combattre la traite des êtres humains".

De plus, a souligné le diplomate, toutes ces campagnes de diffamation ont pour seul but de justifier l'hostilité de Washington contre l'île et les mesures unilatérales de blocus et de coercition économiques destinées à détériorer le niveau de vie de la population, à nuire à l'économie, ainsi qu'aux finances et aux services sociaux du pays.

peo/mv/ifb