Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Venezuela envoie une lettre à l’ONU pour rejeter le rapport sur les droits de l´Homme

Genève, 15 juillet (Prensa Latina) Le représentant permanent du Venezuela auprès de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à Genève, en Suisse, Jorge Valero, a remis vendredi une lettre adressée par le président Nicolas Maduro au Haut-commissariat aux droits de l’Homme.


La lettre reflète le rejet par le chef de l’État vénézuélien du document présenté le 5 juillet dernier par la haute commissaire Michelle Bachelet devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, par rapport à la situation sociale supposée que vit le pays sud-américain.

La chancellerie vénézuélienne a fait savoir dans un communiqué de presse que le texte émis par Maduro avait été reçu par la haute commissaire adjointe Kate Gilmore.

Le mandataire a déclaré que la position adoptée par le Bureau du système des Nations Unies était 'profondément préjudiciable à la dignité du peuple vénézuélien', tout en soulignant que Bachelet n’a pas écouté le Venezuela lors de sa visite en territoire bolivarien.

'Vous avez présenté un rapport truffé de fausses affirmations, de déformations et de manipulations dans l’utilisation des données et des sources, un rapport déséquilibré et partial, qui ne recueille pas les informations fournies par l’État mais par des matrices médiatiques manifestes imposées par l’hégémonie communicationnelle impériale', exprime la lettre du dignitaire à Bachelet.

Maduro a également précisé que le document de l’ONU s’aligne sur les politiques du gouvernement des États-Unis pour attaquer symboliquement le Venezuela, dans sa tentative d’intervenir dans la nation pour détruire le Projet Simon Bolivar et s’emparer des ressources naturelles, sous le prétexte d’une prétendue crise humanitaire.

A cet égard, il a précisé qu’il est paradoxal de qualifier un projet de dictature après qu´il est été légitimé 23 fois au moyen du suffrage populaire, et qu´il a réduit la pauvreté due à des besoins essentiels non satisfaits à un tiers de ce qui existait avant la Révolution bolivarienne.

Maduro a évoqué certaines des conséquences du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis, par lequel ils ont dépouillé le pays de plus de 30 milliards de dollars de ses actifs pétroliers à l’étranger et ont confisqué plus de 7 milliards de dollars destinés à l’achat de nourriture et de médicaments.

À cet égard, il a affirmé que les autorités de la Maison Blanche et leurs alliés cherchent à 'provoquer un effondrement du pays comme ce fut le cas avec le Chili de Salvador Allende entre 1970 et 1973'.

Le Président sud-américain a souligné que l’État vénézuélien est toujours prêt à revendiquer le plein exercice des droits de l’Homme.

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