Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba rejette une étude sur l’incident allégué à des diplomates des États-Unis

La Havane, 24 juillet (Prensa Latina) Cuba a réaffirmé hier qu’il n’y avait aucune preuve d’un quelconque acte à l´encontre des diplomates étasuniens à La Havane et a rejeté la nouvelle étude de l’Université de Pennsylvanie sur les prétendus incidents de santé.


Une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) a comparé des images du cerveau des fonctionnaires étasuniens qui ont signalé des affectations lorsqu’ils travaillaient à Cuba, avec celles d’un groupe de personnes de contrôle.

Face à la couverture médiatique de cet article, la vice-directrice des États-Unis de la chancellerie cubaine, Johana Tablada, a déclaré à la presse que les conclusions des agences spécialisées étasuniennes et cubaines selon lesquelles 'il n’existe aucune preuve d’un quelconque incident' ne sont pas modifiées.

Au siège du Ministère des Affaires Étrangères dans cette capitale, Tablada a souligné que l’enquête reconnaît que les changements détectés sont minimes, que leurs conclusions sont incertaines et que les causes ne peuvent pas être identifiées.

Washington utilise cette affaire comme prétexte pour imposer des mesures d’agression de plus en plus nombreuses contre l’intégrité de notre pays, son économie et son peuple, a dénoncé l’ambassadrice.

Elle a fait observer que le conseiller étasunien à la Sécurité Nationale, John Bolton, et le Département d’État parlent d’ « attaques » alors qu’ils savent qu’il n’y a eu ni attaques ni actes délibérés contre leurs diplomates à Cuba.

Tablada a indiqué qu’après deux années de spéculation et de manque d’informations et de coopération, il n’existait toujours aucune raison justifiant la fermeture des services consulaires, l’expulsion des diplomates cubains de Washington et d’autres mesures.

La diplomate a demandé au Gouvernement des États-Unis de mettre fin à la manipulation concernant de prétendus incidents médicaux de ses diplomates à La Havane.

De son côté, le Directeur général du Centre de Neuroscience de Cuba, Mitchel Valdés-Sosa, a attiré l’attention sur le fait que l’article n’aboutissait pas à des conclusions scientifiques claires et que les résultats médicaux étaient 'confus et contradictoires'.

Il ne démontre pas, contrairement à ce qui a été spéculé et envisagé dans une étude réalisée par cette même université l’année dernière, qu’un groupe de diplomates a subi des dommages cérébraux pendant leur séjour dans la nation caribéenne.

Le docteur a réaffirmé qu’il ne niait pas l’existence de malades, mais qu´il réclame la nécessité d´avancer vers des explications cohérentes du point de vue scientifique.

L’expert cubain a fait observer que le seul moyen de faire la lumière sur l’état de santé des personnes touchées ne peut se faire que par une discussion scientifique transparente et l´échange des informations.

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