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62 ans après son assassinat, Cuba n'a pas oublié Frank País

Santiago de Cuba, 31 juillet (Prensa Latina) Au nom de tous les cubains, des centaines d'habitants de Santiago de Cuba ont célébré hier une journée de commémoration pour Frank País et son camarade Raúl Pujols, assassinés par les soldats du régime de Fulgencio Batista, le 30 juillet 1957.


Tôt hier matin, dans le "Callejón del Muro" (la Ruelle du Mur) où les deux hommes tombèrent sous les balles, des bouquets de fleurs fraîches avaient été répandus en leur honneur.  En ville et dans les lieux de travail, des femmes et des hommes s'étaient réunis pour garder vivant le souvenir de ce jeune militant qui organisa le soulèvement armé du 30 novembre 1956.

L'après-midi, des centaines de personnes se sont rendues à pied du parc Céspedes jusqu'au cimetière de Sainte Iphigénie comme ils le firent, la première fois, il y a 62 ans alors qu'ils portaient sur leurs épaules le cadavre du combattant décédé défiant ainsi ouvertement le pouvoir de la tyrannie.

À 22 ans, Frank País était déjà le chef de l'équipe d'action et de sabotage du Mouvement du 26 Juillet, la principale force d'opposition politique et militaire en lutte contre la tyrannie de Batista.

En apprenant sa mort, Fidel Castro fit l'éloge de ce jeune révolutionnaire si prometteur dont la vie avait été fauchée alors qu'il était dans la plénitude de ses moyens et qu'il était devenu un stratège et un organisateur hors pair ayant gravi tous les échelons de commandement après avoir été un simple combattant anonyme de la rue.

Un mois avant d'être assassiné, il avait perdu son frère, Josué, âgé d'à peine 19 ans, abattu également par les soldats du tyran, ainsi que ses deux compagnons de lutte, Floro Bistel et Salvador Pascual, de 23 ans, alors qu'ils tentaient de boycotter une soi-disant réunion de soutien au régime de Batista.

Tous les 30 juillet, on célèbre les martyrs de la Révolution cubaine car c'est également à cette même date que René Ramos Latour (Daniel), celui qui remplaça le charismatique Frank País à la tête des forces d'insurrection, trouva également la mort.

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