Agence de Presse de l'Amérique Latine

L´Exécutif européen sans options pour soutenir les migrants de l´Open Arms

Bruxelles, 13 août (Prensa Latina) La Commission Européenne (CE) a réaffirmé aujourd’hui qu’elle ne pouvait rien faire de plus pour les migrants à bord du bateau de l’ONG Proactive, l´Open Arms, tant que les pays du bloc communautaire ne répondraient pas à son appel à la solidarité.


La porte-parole de la CE, Vanessa Mock, a insisté sur le fait qu’aucun État membre de l’Union Européenne (UE) n´a demandé la coordination du débarquement ou de la réinstallation de ces personnes.

Elle a souligné que l’Exécutif européen n’a pas compétence pour décider où les 151 migrants secourus dans la mer Méditerranée doivent débarquer, et qui sont maintenant sur le navire de l’ONG espagnole depuis plus de 12 jours en attendant qu’un pays l’autorise à accoster dans ses ports.

S’y ajoutent les 356 personnes à bord du bateau Ocean Viking, affrété par les ONG Médecins sans Frontières et SOS Méditerranée, qui se trouvent dans la même situation.

Selon certains médias, l’Ocean Viking est déjà surchargé, puisqu’il ne devrait pas transporter plus de 200 passagers dans des conditions optimales.

Mock a expliqué que 'trouver une solution dépend de la volonté des États membres de participer aux efforts de solidarité'.

La porte-parole de l’UE a insisté sur le fait que la Commission suit de près la situation en Méditerranée, est en contact étroit avec les États membres et a réitéré l’appel lancé aux pays pour qu’ils fassent preuve de solidarité et contribuent à une solution rapide.

«Nous ne pouvons rien faire de plus du côté de la Commission Européenne que ce que nous avons déjà fait », a-t-elle conclu.

Pour le moment, aucun pays ne se propose pour accueillir les 507 immigrants. Seule Malte a accepté d’accueillir 39 des derniers sauvetages de l’Open Arms.

Matteo Salvini, ministre italien de l’Intérieur et leader du parti d’extrême-droite La Liga, a appelé aujourd’hui le navire Open Arms à se rendre en Espagne et a affirmé qu’il s’efforçait d’empêcher le débarquement des migrants dans son pays.

Concernant l’Ocen Viking, il a déclaré que 'la Libye a montré sa disponibilité à offrir un port de débarquement', bien que ce pays africain, en guerre civile depuis 2011, n’est pas considéré comme un port sûr par de nombreux organismes et organisations internationales.

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