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« C´est un honneur d´avoir connu Fidel Castro », affirme un ancien syndicaliste français

Paris, 14 août (Prensa Latina) Le passage du temps n’efface pas les souvenirs agréables, c’est pourquoi l’ancien dirigeant syndical français Bernard Rouzé garde avec une affection particulière ce jour de 1992 où il a connu Fidel Castro, rencontre qu´il qualifie d´ « honneur ».


L’ancien secrétaire général du Syndicat des Imprimeurs Rotativistes, affilié à la Confédération Générale du Travail (CGT), a partagé avec Prensa Latina ces moments vécus et nous a fait part de son opinion sur le leader historique de la Révolution cubaine, qui aurait eu 93 ans hier.

J’ai eu l’opportunité de rencontrer cet homme qui donnait à l’intelligence et aux valeurs humaines une grande importance, et qui était capable d’entendre la même chose des grands de ce monde que d´un ouvrier imprimeur rotativiste comme moi, a-t-il précisé.

Rouzé a dirigé en février 1992 une délégation de collègues qui ont eu le geste solidaire d’organiser un bateau avec de l’aide pour l’île lors des dures années de la crise économique dite “période spéciale”, en raison de l’effondrement du bloc socialiste européen, contexte dans lequel a eu lieu la réunion de plus de trois heures avec l’homme d’État.

Selon l’ancien dirigeant syndical, Fidel Castro a posé des questions sur l’organisation ouvrière en France, ses luttes et sa représentativité sur la scène politique et syndicale du pays.

Il s’est également intéressée à notre histoire, aux acquis sociaux, à la sécurité sociale, à la retraite, au droit du travail et à la place des femmes dans la société, a-t-il signalé..

Peu de leaders sur la planète savent écouter et permettent à des hommes et des femmes de travail, ceux font les richesses d’un pays, de se faire entendre et de discuter sur un pied d’égalité.

Pour Rouzé, parler de Fidel Castro, c’est parler de l’être humain qui a brisé avec les cubains les chaînes de la dictature, et a organisé un peuple affecté et exploité par l’impérialisme pour élever sa dignité, ses valeurs humaines et son désir de lutter pour la liberté.

Aujourd’hui, il est possible d’imaginer que si la révolution n’avait pas eu la force vitale représentée par Fidel Castro et les cubains, la dictature continuerait à accabler Cuba de l’exploitation du peuple et de l’esclavage qui l’accompagne, a-t-il averti.

Rouzé souligne qu’avec la direction de l’homme d’État, les habitants de l’île ont réussi à tracer leur destin, malgré les grands défis auxquels ils ont été confrontés, dont « le scandaleux embargo des États-Unis et le capitalisme mondial ».

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