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Les États-Unis cherchent à mettre en place un blocus énergétique contre Cuba

 

Par Orlando OramasLeon

 

La Havane, 20 août (Prensa Latina) Les États-Unis essaient de couper l’approvisionnement en carburant de Cuba, qui souffre aujourd’hui de ce volet, et d’autres également, du blocus commercial, économique et financier de Washington.

 

 

Il s’agit d’une politique qui dure depuis près de six décennies et que l’administration du président Donald Trump renforce dans tous les domaines, y compris la persécution continue des opérations commerciales et financières de l’île.

 

Les États-Unis sont à la recherche d’une explosion sociale à Cuba et l’un des moyens de la provoquer est de poursuivre et d’empêcher les expéditions de carburant vers l’île, pour la faire sombrer dans des coupures d´électricité constantes et nuire aux services publics vitaux.

 

C’est ce qu’a dénoncé le président Miguel Diaz-Canel le 26 juillet dernier à Bayamo, dans l’est du pays, à l’occasion du discours central pour la Journée de la Rébellion Nationale.

 

« Avec de cruelles actions extraterritoriales de blocus, il s’agit aujourd’hui d’empêcher par tous les moyens l’arrivée des tankers dans les ports cubains, menaçant brutalement des compagnies maritimes, des gouvernements des pays où les navires sont enregistrés et des compagnies d’assurance », a déclaré le mandataire.

 

Au cœur de l’affaire se trouve la prétention étasunienne que La Havane renonce à sa politique de principe par laquelle elle entretient des liens étroits avec le Venezuela, son principal fournisseur de carburant, et où des milliers de spécialistes de la santé caribéensapportent un soutien au système de santé public vénézuélien.

 

Ce n’est donc pas un hasard si, ces jours-ci, les organismes, institutions et entreprises d’État cubains ont été confrontés à une réduction sensible du carburant utilisé pour leurs activités.

 

Le Gouvernement doit assurer les services de base à la population, y compris les transports publics, mais il doit en même temps fermer le robinet dans un équilibre par lequel le pays ne se paralyse pas, comme le prétend Washington.

 

La recherche et la production d’hydrocarbures est l’une des priorités ici. Cuba met au point un ensemble de stratégies pour atteindre ces objectifs sur le plan terrestre ou maritime et pour assurer la sécurité énergétique.

 

Selon le directeur général de l’Union Cuba-Pétrole (Cupet) Juan Torres, malgré le blocus étasunien cette entité accorde la priorité à la concertation de nouvelles alliances stratégiques avec des partenaires et des fournisseurs dans le cadre des possibilités d’investissement étranger.

 

Cela est tout autant valable dans la recherche de nouvelles technologies que dans le développement de l’infrastructure productive et des services spécialisés.

 

Dans le cadre de cet effort, il est prévu de lancer un appel d’offres pour 24 blocs pétroliers situés dans la Zone Économique Exclusive (ZEE) de Cuba dans le golfe du Mexique.

 

À ce jour, l’île compte 79 blocs disponibles sur terre, dans les eaux peu profondes et dans la ZEE et, selon le portefeuille d’opportunités 2018-2019, plusieurs projets cartographiés sont disponibles dans cette dernière, dont on estime qu’ils contiennent plus de 10 milliards de barils de pétrole extractible de bonne qualité.

 

Parallèlement, la raffinerie de pétrole Sergio Soto, de Cabaiguán, dans la province centrale cubaine de Sancti Spíritus, a repris sa production après une réparation générale des fours.

 

Il s’agit de la seule usine du pays qui traite le pétrole brut national, à forte teneur en soufre, et qui est utilisée pour les centrales thermiques et la production de liquide d´asphalte, que la raffinerie a commencé à livrer pour l’infrastructure routière.

 

« Aujourd’hui, je dénonce devant le peuple cubain et le monde que l’administration des États-Unis a commencé à agir avec une plus grande agressivité pour empêcher l’arrivée de carburant à Cuba », a réitéré Diaz-Canel à Bayamo.

 

« Ils veulent nous couper l’électricité, l’eau et même l’air pour nous arracher des concessions politiques. Ils ne se cachent pas pour le faire. Ils déclarent publiquement les fonds destinés à la subversion à l’intérieur de Cuba, inventent des prétextes faux et hypocrites pour nous réintégrer dans leurs listes fallacieuses et justifier la recrudescence du blocus », a-t-il souligné.

 

À cette occasion, il a mis à jour des chiffres sur les répercussions du siège de Washington, qui entre mars 2018 et avril 2019 a cumulé des pertes pour Cuba d´un montantd´un milliard 343 millions de dollars.

 

Mais cette donnée ne reflète pas les conséquences des dernières mesures prises par l’administration actuelle des États-Unis qui limitent les licences de voyage des nord-américains et interdisent les paquebots de croisières, yachts et avions privés de ce pays de se rendre à Cuba.

 

L’administration Trump cherche à empêcher les recettes en devises et les expéditions de carburant alors que Cuba vit la période la plus chaude de l´année et que se sont les vacances d’été de millions de citoyens.

 

Mais selon les mots du président Diaz-Canel, l’île ne se laissera pas distraire par des menaces et des agressions.

 

Elle ne s’arrêtera pas non plus en ce qui concerne la prise de décisions telles que la récente augmentation des salaires de plus de 2,7 millions d’employés et retraités publics, à laquelle s’ajouteront d’autres actions afin de progresser dans le développement national malgréla conjoncture difficile.

 

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