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Fidel Castro, pionnier de la lutte contre le changement climatique

Par Yadira Cruz Valera 

Caracas, 28 août (Prensa Latina) L’intellectuel vénézuélien Hernán Mena, a rappelé hier comment, il y a près de 30 ans, le leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, avait mis en garde contre les dangers du changement climatique pour l’humanité.

 

Dans une interview exclusive à Prensa Latina, Mena a rappelé ce discours historique lors de la Conférence de l’ONU sur l’Environnement et le Développement en 1992, quand Fidel avait déclaré : « Une espèce biologique importante risque de disparaître du fait de la liquidation rapide et progressive de ses conditions naturelles de vie : l’Homme ».

 'Il fut un précurseur, un pionnier de la lutte contre ce phénomène, il sut le voir avec sa vision futuriste', a-t-ilMena.

 Personne comme lui n’avait averti de ce qui allait se passer ensuite, toutes ses prévisions se sont réalisées, a déclaré le journaliste vénézuélien, qui, malgré ses 90 ans, se souvient de chaque phrase du dirigeant cubain sur l’environnement.

 Quand il a dit : 'les forêts disparaissent, les déserts s’étendent, des milliards de tonnes de terres fertiles vont chaque année à la mer', il décrivait ce qui se passe en ce moment, a-t-il souligné.

 Mais malheureusement ils n’ont pas écouté ses paroles, les grandes puissances ont suivi le dépouillement, le pillage, laspoliation des ressources naturelles, et en ce moment nous voyons ces incendies dévastateurs détruire le poumon de la planète, la plus grande réserve naturelle du monde, des ressources qui ne seront pas récupérées nidans des millions d’années, a-t-il déclaré.

 Mena, qui témoigne d’une connaissance approfondie de l’œuvre du commandant Fidel Castro, a indiqué que l’une de ses premières réflexions était également axée sur la mise en garde contre les dangers qui affecteraient alors l’humanité.

 Il n’a pas cessé de tenter de prévenir tous ces risques, a précisé Mena, il a dénoncé l’utilisation des biocarburants pour alimenter les réservoirs d’une grande partie des 800 millions de véhicules dans le monde, en arrachant cette nourriture à plus de 900 millions de personnes affamées.

 'Nous voyons maintenant l’hypocrisie du président de la France, EnmanuelMacrón, et du G7 devenant les champions au secours de l’Amazonie, alors qu’ils sont responsables de ce qui se passe', a-t-il dit.

 La Terre est dévorée par les flammes de la Sibérie à l’Amazonie, mais bientôt un phénomène similaire se produira avec la fonte des glaciers, parce qu’il y a déjà beaucoup d’îles dont les habitants ont dû émigrer vers des lieux plus hauts en raison de l’élévation du niveau de la mer, a expliqué Mena.

 Nous assistons à un crime environnemental, a-t-ilestimé, dont les auteurs sont les riches nations européennes et les États-Unis qui abattent et brûlent ces forêts, et l’ont fait pour semer du soja et d’autres cultures, mais pas pour nourrir les gens, sinon pour les utiliser comme biocarburants.

 L’Amazonie brûle à cause de ceux (une partie de ceux) qui appellent à la sauver, ce sont des loups couverts de peau de mouton, qui ne pensent qu’à s’emparer de nos terres fertiles, a condamné Mena.

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