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Maduro affirme avoir la preuve de l’agression de la Colombie contre le Venezuela

Caracas, 10 septembre (Prensa Latina) Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a affirmé hier avoir la preuve de la conspiration de la Colombie pour envoyer des groupes terroristes attaquer des services publics et des sites militaires dans la nation sud-américaine.


Lors d’une réunion du Conseil de la Défense, le mandataire a expliqué qu’au cours des trois derniers mois, les services de renseignement du gouvernement colombien ont tenté de recruter des sous-officiers et des officiers vénézuéliens pour perturber le système radar, ainsi que celui de la défense aérienne et antiaérienne.

'La Colombie a un État défaillant qui hait le Venezuela, comme il n’y en a jamais eu auparavant, et qui répond à des lignes venues des secteurs guerriers, qui aspirent à un conflit', a-t-il affirmé.

Il a réitéré sa plainte contre le gouvernement d’Ivan Duque, influencé par les ordres d’Alvaro Uribe, ancien président de la Colombie pendant les périodes 2002-2006 et 2006-2010, et ceux qui prétendent créer de fausses informations pour créer un conflit armé entre la Colombie et le Venezuela. Le chef de l’État a déclaré à cet égard qu’ils utilisaient comme excuse l’échec de l’accord de paix et la recrudescence de la guerre en Colombie, rappelant le nombre plus qu’élevé d´assassinats de leaders sociaux et d´anciens guérilléros ayant signé la paix dans ce pays voisin.

Maduro a rappelé que le Venezuela était l´un des participants et un garant du processus de paix en Colombie.

« En 70 ans, nous avons été victimes de la guerre colombienne. Tous les effets négatifs collatéraux ont affecté le Venezuela : violence, enlèvements, migration massive », a précisé le mandataire.

Au nom de l’État vénézuélien et de l’union civile et militaire, il a appelé à démonter la machine de guerre et à intercéder en faveur de la paix entre la Colombie et le Venezuela.

Il a signalé que plus de 90 pour cent de l’alerte orange (intermédiaire, selon le niveau de danger) est active dans les États frontaliers avec le pays voisin.

'Il est temps de défendre la souveraineté nationale, d’affiner tous les mécanismes du déploiement des capacités de défense de notre pays', a déclaré le mandataire aux soldats, sous-officiers et officiers.

Ce lundi, le vice-président de la communication, de la culture et du tourisme, Jorge Rodriguez, a démantelé les accusations de la revue colombienne Semana concernant des preuves présumées de la présence d’anciens guérilleros de la nation voisine au Venezuela.

Le haut fonctionnaire a qualifié de 'fantaisie à vision ténébreuse' l’enquête de cette publication qui dénonce des liens présumés entre le président Nicolas Maduro, la guérilla de l’Armée de Libération Nationale (ELN) et les dissidents des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie.

Devant les menaces du Gouvernement colombien de demander l’inscription du Venezuela sur la liste des pays qui contribuent au terrorisme, Rodriguez a précisé que l’oligarchie colombienne cherche à préparer le terrain pour une agression armée.

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