Agence de Presse de l'Amérique Latine

Des journalistes cubains condamnent la censure massive sur Twitter

La Havane, 12 septembre (Prensa Latina) L’Union des Journalistes de Cuba (Upec) a dénoncé aujourd’hui la censure massive de Twitter contre les journalistes et les médias de l’île, alors que le président Miguel Diaz-Canel offrait d’importantes informations au peuple.


Ce n’est pas la première fois que des utilisateurs cubains de Twitter rapportent des problèmes pour accéder à leurs comptes et reçoivent des messages disant qu’ils ont été bloqués, ce qui est nouveau c’est la proportion de cet acte de guerre cybernétique, note la déclaration de l’organisation des journalistes cubains.

Elle indique également qu’il s’agit d’un acte manifestement planifié visant à limiter la liberté d’expression des institutions et des citoyens cubains et à faire taire les dirigeants de la Révolution.

L’Union des Journalistes cubains dénonce vigoureusement la disparition de ces espaces pour l’expression des idées, dans un acte de censure massive des journalistes, des éditeurs et des médias, souligne le communiqué dans lequel le rétablissement immédiat des comptes bloqués est exigé.

Parmi les médias concernés se trouvent @cubadebate, avec près de 300.000 suiveurs ; et @Granma_Digital, avec environ 167.000, en plus de @MesaRedondaCuba, @RadioRebelde, @DominioCuba, @Cubaperiodistas, @CanalCaribe, et d’autres utilisateurs, y compris des journalistes en activité.

L´Upec signale que plusieurs professionnels ont également informé sur Facebook de la fermeture de leurs chaînes sur Twitter, alors que la diffusion en direct du programme d’information  Mesa Redonda venait de débuter ce mercredi.

Lors de cette émission, le président cubain, Miguel Diaz-Canel a donné des informations sur les mesures prises pour faire face à la conjoncture énergétique provoquée par la recrudescence du blocus des États-Unis contre les navires et les compagnies de navigation qui acheminent du carburant vers l’île.

En juin dernier, l’Équipe Spéciale du Département d’État nord-américain chargée de l’Internet à Cuba a formulé ses recommandations pour utiliser ce réseau comme une autoroute de subversion à Cuba.

Cette institution a proposé de débloquer davantage de fonds pour ouvrir des sites numériques, générer des 'contenus attractifs' sur le réseau, octroyer des bourses et financer une cyber-militance entraîné au harcèlement, au mensonge et au meurtre politique, dénonce la note de l´Upec.

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