Agence de Presse de l'Amérique Latine

L’Assemblée Générale des Nations Unies a une position claire contre le blocus des États-Unis

Nations Unies, 17 septembre (Prensa Latina) La présidente sortante de l’Assemblée Générale, Maria Fernanda Espinosa, a souligné hier que cet organe avait une position très claire depuis des décennies contre le blocus imposé à Cuba par les États-Unis.


Les sanctions unilatérales affectent véritablement la sécurité et le droit au développement de tous les peuples, a-t-elle déclaré à Prensa Latina au sujet de l´augmentation des mesures hostiles de Washington envers La Havane.

Souvent, ces sanctions polarisent et empêchent de parvenir à un consensus et à des processus de paix durables, a souligné Espinosa.

L’ONU est très claire sur la question des sanctions, a-t-elle ajouté, les sanctions sont une prérogative du Conseil de Sécurité.

Le blocus imposé à Cuba par les États-Unis apparaît comme le système de sanctions unilatérales le plus injuste, le plus sévère et le plus prolongé qui soit appliqué à un pays, a dénoncé la mission de l’île auprès de l’Organisation des Nations Unies.

Dans un communiqué publié récemment, cette représentation diplomatique a indiqué que ce blocus était le principal obstacle au développement du pays des Caraïbes et à la réalisation de l’Agenda 2030.

Le renforcement du blocus reste l’axe central de la politique de Washington envers l’île, avec des effets de plus en plus marquants sur son application extraterritoriale, souligne le texte.

'Pour leur objectif déclaré et l’échafaudage politique, juridique et administratif sur lequel elles reposent, ces sanctions sont qualifiées d’acte de génocide au sens de la Convention pour la Prévention et la Répression du Crime de Génocide de 1948 et d’acte de guerre économique tel qu’établi lors de la Conférence Navale de Londres de 1909. '

Pendant près de 60 ans d’application du blocus, les dommages cumulés s’élèvent à 138 milliards 843 millions de dollars.

Rien qu’entre avril 2018 et mars 2019, ces mesures d’agression économique ont augmenté, causant des pertes à Cuba de l’ordre de 4,343 milliards de dollars, précise le communiqué.

Au cours de cette dernière période, le renforcement de l’application extraterritoriale de ce système de sanctions s’est traduit par des dommages constants aux entreprises, banques et ambassades cubaines, qui se heurtent à d’importants obstacles dans leurs activités commerciales et financières dans de nombreux pays, signale le document.

Depuis 1992, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté 27 résolutions appelant le gouvernement étasunien à mettre fin, sans aucune condition, à sa politique de blocus contre Cuba.

En arrivant au pouvoir, le président Donald Trump a inversé les rapprochements réalisés sous l’administration de Barack Obama et a repris la politique hostile envers Cuba, avec la recrudescence des sanctions, les restrictions de voyage et les réductions du montant des envois de fonds, entre autres.

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