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L’Irak refuse de rejoindre la coalition destinée à protéger le golfe arabo-persique

Bagdad, 19 septembre (Prensa latina) L’Irak a aujourd’hui refusé de rejoindre une coalition internationale, convoquée par les États-Unis, visant à protéger la navigation dans le golfe arabo-persique.


Le porte-parole de la chancellerie irakienne, Ahmed Sahaaf, a confirmé que Bagdad n’avait aucun intérêt à adhérer à cette alliance née de la montée des tensions entre Washington et Téhéran.

'L’Irak ne fera pas partie d’une coalition visant à protéger la navigation dans le Golfe', a déclaré Sahaaf, tout en précisant que toute participation d’Israël, qui a montré un certain intérêt d´y adhérer, serait condamné.

La protection du golfe arabo-persique relève de la responsabilité des pays riverains, a-t-il souligné.

Ces derniers jours, les tensions au Moyen-Orient se sont aggravées à la suite des attaques contre les installations pétrolières saoudiennes, mais elles étaient importantes depuis le retrait de Washington du pacte nucléaire scellé en 2015 entre l’Iran et six puissances mondiales.

À l’unisson de son retrait de ce traité, la Maison Blanche a imposé de nouveau des sanctions économiques à la République Islamique d´Iran, qui a réagi en réduisant les engagements prévus dans le pacte nucléaire.

Une série d’attaques contre des navires dans le Golfe ont également été signalées, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la navigation par cette voie, traversée par près de 30 pour cent du pétrole transporté par bateau dans le monde.

Le Royaume-Uni, l’Australie, Bahreïn, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis ont répondu favorablement à la convocation des États-Unis pour la sécurité maritime.

L´Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis ont rejoint cette force peu après les attaques de samedi dernier contre les installations pétrolières saoudiennes de la compagnie Aramco.

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