Agence de Presse de l'Amérique Latine

L´embargo imposé par les États-Unis est le principal obstacle au développement de Cuba

La Havane, 20 septembre (Prensa Latina) Le chancelier de Cuba, Bruno Rodriguez, a aujourd’hui dénoncé que le blocus des États-Unis reste la cause principale des difficultés de l’économie cubaine, des carences et des privations de la population, et le principal obstacle au développement.


Rodriguez a présenté aujourd’hui au siège du Ministère des Affaires Étrangères le projet de résolution intitulé 'Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique', qui sera soumis à l’Assemblée Générale des Nations Unies en novembre prochain.

« Ceux qui attribuent les problèmes de l’économie cubaine, en particulier ceux de ces derniers mois, à l’incompétence de notre gouvernement ou à l’inefficacité du socialisme finissent finalement par une position d’ingénuité, d’ignorance ou de complicité avec le gouvernement des États-Unis concernant cette politique génocidaire, obsolète, illégale et cruelle », a déclaré le ministre.

Il a indiqué que les 6 et 7 novembre prochains, « l’Assemblée Générale des Nations Unies examinera à nouveau un projet présenté par Cuba pour mettre fin à cette politique et nous sommes certains que la mobilisation du propre peuple étasunien, de la communauté internationale, et surtout la mobilisation consciente de notre peuple, fera prévaloir la justice et la vérité », a-t-il dit.

Rodriguez a rappelé que son pays bénéficie de l’appui écrasant de la communauté internationale qui, l’année dernière, avait voté à la quasi-unanimité contre le blocus.

Le blocus constitue une violation massive, flagrante et systématique des droits de l’Homme des cubains, de toutes nos familles, des cubains résidant aux États-Unis et dans des pays tiers et des citoyens étasuniens eux-mêmes, a affirmé le chancelier.

Selon les données fournies par le ministre, les dommages causés à Cuba par ce blocus injuste de près de 60 ans s’élèvent à 922 milliards 630 millions de dollars. Dans son exposé le ministre a ajouté qu’à prix courants, ils s’élèvent à 138 milliards 843 millions, les chiffres dépendant de la dépréciation du dollar sur le marché international.

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