Agence de Presse de l'Amérique Latine

ONU : agir dès que possible pour faire face à l’action climatique

Nations Unies, 23 septembre (Prensa latina) Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a assuré aujourd’hui que si le monde n’agit pas le plus tôt possible pour faire face à l’action climatique, l’avenir sera désastreux, même s’il y a encore des espoirs de changement.


Dans son discours d’ouverture au Sommet sur l’Action pour le Climat, il a souligné que ce n’est pas un rendez-vous pour parler ou négocier : on ne négocie pas avec la nature, c’est un événement pour agir. Les pays doivent venir ici avec des engagements et montrer qu’ils prennent au sérieux leurs contributions au titre de l’Accord de Paris, a-t-il manifesté.

Regardons autour de nous : le niveau de la mer monte et les océans s’acidifient, les glaciers fondent et les coraux blanchissent, les sécheresses s’étendent et les incendies de forêt augmentent, a-t-il précisé.

Les déserts s’étendent et l’accès à l’eau diminue, les vagues de chaleur sont étouffantes et les catastrophes naturelles se multiplient, les tempêtes sont plus intenses partout, plus fréquentes et plus meurtrières, a-t-il poursuivi.

Le mois de juillet dernier a été le mois le plus chaud de l’histoire, de juin à août ont été enregistrés l’été le plus chaud de l’hémisphère nord et le deuxième hiver le plus chaud de l’hémisphère sud. Dans le même sens, de 2015 à 2019, on enregistre les cinq années les plus chaudes de l’histoire, a-t-il ajouté.

« Notre terre en réchauffement émet un cri effrayant : arrête. Si nous ne changeons pas d’urgence nos formes de vie, nous mettons en danger la vie elle-même ».

Le Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique avertit que toute augmentation de la température au-dessus de 1,5 degré Celsius entraînera des dommages plus graves et irréversibles pour les écosystèmes du monde entier, a-t-il rappelé. La science nous dit qu’il n’est pas trop tard et qu’il est encore possible de limiter le réchauffement.

Mais cela nécessitera des transformations fondamentales dans tous les aspects de la société : la culture vivrière, l’utilisation des terres, les systèmes de transport, a expliqué Guterres.

De même, nous devons lier le changement climatique à un nouveau modèle de développement et à une mondialisation juste, avec moins de souffrance, plus de justice et d’harmonie entre les peuples et la planète, a-t-il manifesté.

Le secrétaire général a de nouveau critiqué avec fermeté le subventionnement des combustibles fossiles et l’impulsion donnée aux centrales au charbon : 'Nous avons besoin de plus en plus d’ambition, de plus en plus de pression. Nous avons besoin d’une transition vers une économie verte. '

L’adaptation est également devenue une priorité et une condition essentielle pour renforcer la résilience des pays et des communautés, et éviter les souffrances humaines, a-t-il observé.

Guterres a souligné le travail des neuf coalitions créées à l’occasion de cet événement, qui ont mis en place des partenariats et des initiatives, et reconnu le rôle des jeunes qui offrent des solutions en insistant sur la responsabilité et demandant une action urgente.

'La crise climatique est causée par nous, et les solutions doivent venir de nous. Nous avons les outils : la technologie est de notre côté'.

Selon Guterres, la feuille de route pour faire face à ce problème existe déjà : l’Agenda 2030 pour le Développement Durable et l’Accord de Paris. Il a souligné qu’il est du devoir de chacun de faire tout ce qui est en son pouvoir pour enrayer la crise climatique et assurer l’avenir des nouvelles générations.

peo/mv/ifb