Agence de Presse de l'Amérique Latine

Acharnement renforcé du blocus imposé à Cuba par les États-Unis en 2019

Par Orlando Oramas Leon

La Havane, 23 septembre (Prensa Latina) Depuis le début de l’année, le blocus imposé à Cuba par les États-Unis a pris de l’ampleur, a donné la priorité à des cibles et s’est accompagné de toute une série de mensonges et de diffamations contre l’île.


La chronologie des actions, mesures et déclarations du président Donald Trump, de hauts fonctionnaires de son administration, de sénateurs et d’autres personnalités étasuniennes en témoigne.

Comme l’ancien conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, qui a assuré le 2 mai dernier que Cuba maintenait 20 mille soldats au Venezuela et intervenait dans les affaires internes de la nation sud-américaine.

Il s´agissait du sophisme de confondre sciemment l’armée et les médecins, et de l’aube d’une escalade concernant le blocus économique, financier et commercial contre la petite île voisine.

Un jour plus tard, la Maison Blanche annonçait l’activation du titre III de la loi Helms-Burton, qui a permis des actions en justice contre des entreprises cubaines et de pays tiers pour « trafiquer » avec des propriétés nationalisées au début de la Révolution.

L’intention manifeste était d’enterrer l’épée extraterritoriale du blocus dans l’économie cubaine et de décourager les investissements étrangers nécessaires.

Ce n’est pas un hasard si plusieurs chaînes hôtelières internationales installées à Cuba ont été judiciairement poursuivies par des tribunaux des États-Unis dans le but d’attaquer l’industrie touristique de la plus grande des Antilles, appelée à être le moteur de son économie.

Le 14 mai, les sénateurs Marco Rubio et Bob Menéndez ont proposé une législation visant à ne pas reconnaitre les marques cubaines aux États-Unis; une autre tentative de spoliation.

Juin apportait également de nouveaux éléments à cette escalade. Le 5 du mois, le Département du Trésor a annoncé l’interdiction des voyages culturels et éducatifs de contact avec le peuple cubain. C’est ainsi que les liens de « peuple à peuple » ont disparu.

Les voyages des navires de croisière, des yachts et des avions privés, ainsi que d´autres opérations liées aux envois de fonds, à la banque, au commerce et aux télécommunications ont également été interdits.

Il suffit de dire que cette année, Cuba s’attendait à un million de croisiéristes. Cela ne sera pas le cas, et l’interdiction concerne depuis juin des milliers de travailleurs cubains du secteur non étatique, lire restaurateurs, artisans, hôtes, transporteurs, etc.

Le 6 septembre, le Département du Trésor a modifié le Règlement de Contrôle des Avoirs de Cuba.

« Par ces amendements réglementaires, le Trésor refuse l’accès de Cuba aux devises, et nous freinons le mauvais comportement du Gouvernement cubain tout en continuant à soutenir le peuple de Cuba qui souffre tant », a affirmé le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

Dans la pratique, il s´agit là d´un nouveau tour de vis aux verrous du siège sur l´île, en limitant les envois de fonds que les cubains résidant aux États-Unis envoient à leurs familles ici.

Les amendements compliquent encore les opérations financières cubaines en imposant des restrictions sur les transferts de fonds par l’intermédiaire des banques étasuniennes, y compris ceux qui ne sont ni créés ni destinés à ce marché.

Ils concernent également les transactions où ni l’émetteur ni le destinataire ne relèvent de la juridiction de ce pays.

Et sur un autre aspect du blocus, le président Trump lui-même ne cache pas les intentions déclarées de couper les livraisons de carburant à Cuba.

Les chantages et persécutions à l´encontre de compagnies de navigation, de compagnies d’assurances et d’autres entreprises liées au transport de l’énergie vers le pays caribéen ont provoqué en septembre une pénurie de carburant.

Cela a obligé le gouvernement cubain à mettre en place un plan conjoncturel pour éviter d’autres impacts sur la population, la principale victime et cible du blocus étasunien.

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