Agence de Presse de l'Amérique Latine

Amazon fait l’objet d’une action en justice aux États-Unis en vertu de la loi contre Cuba

Washington, 26 septembre (Prensa Latina) Le géant du commerce électronique Amazon est devenu aujourd’hui la troisième société nord-américaine à être poursuivie aux États-Unis en vertu du titre III de la loi Helms-Burton contre Cuba.


Le site Law.com indique que la plainte a été déposée jeudi au tribunal du district sud de la Floride par le cabinet d’avocats Cueto Law Group, basé à Miami, au nom de Daniel Gonzalez.

Cet homme prétend être le petit-fils de Manuel González Rodriguez, qui aurait possédé un terrain de deux mille hectares dans l’ancienne province cubaine d’Oriente, qui a été nationalisé à la suite de la loi sur la réforme agraire lancée dans le pays caribéen après le triomphe de la Révolution le 1er janvier 1959.

Selon la demande, ces terres ont été utilisées pour produire du charbon marabou destiné à l´exportation, activité dont Amazon aurait bénéficié en vendant ce produit par l’intermédiaire de son site Web.

Cette réclamation contre le géant de la technologie comprend également FOGO Charcoal, une société ayant son siège à Miami, dont il est allégué qu’elle aurait également tiré profit de cette activité.

La Helms-Burton, qui codifie le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par Washington il y a près de 60 ans, a été approuvée par le Congrès étasunien et est entrée en vigueur en 1996, mais toutes les administrations avaient depuis suspendu l’application du titre III.

C’est l’exécutif du président actuel, Donald Trump, dans le cadre de son hostilité croissante à l’égard du pays des Caraïbes, qui a décidé cette année d’activer ce chapitre, qui permet aux étasuniens de poursuivre des personnes et des entités, y compris de pays tiers, qui investissent sur le territoire cubain dans des propriétés nationalisées après le triomphe révolutionnaire, ou « traffiquent » avec des biens nationalisés.

La plainte contre Amazon fait suite à une plainte déposée hier au titre de la même loi contre la compagnie aérienne étasunienne American Airlines et la compagnie aérienne chilienne et brésilienne Latam Airlines au nom de José Ramón López Regueiro, fils de José López Vilaboy.

Ce dernier est mentionné dans l’action en justice comme l’ancien propriétaire de l’Aéroport de Rancho Boyeros, actuellement l’Aéroport International José Martí, et a été décrit par les médias de l’île comme l’un des plus proches alliés du dictateur Fulgencio Batista, renversé par la Révolution.

Outre Amazon et American Airlines, l’autre société étasunienne affectée par des réclamations au titre III est Carnival Cruise Lines, alors que plusieurs entreprises d’autres pays ont également fait l’objet de poursuites judiciaires à la suite de l´activation cette disposition.

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