Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les États-Unis empêchent l’assistance de la délégation cubaine à la rencontre de l’Organisation Panaméricaine de la Santé

Washington, 2 octobre (Prensa Latina) Cuba a dénoncé hier le refus des États-Unis de délivrer des visas à la délégation de l’île qui devait participer au 57ème Conseil de Direction de l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) dans cette capitale.


Dans une note diffusée ce mardi, l’ambassade du pays caribéen à Washington DC a déclaré que la représentation cubaine, qui avait prévu d’assister à la plus importante rencontre des autorités sanitaires de la région, était dirigée par le ministre du secteur, José Ángel Portal.

Nous rejetons cette mesure arbitraire et nous dénonçons le fait qu’en refusant les visas, le Gouvernement des États-Unis viole de manière injustifiée ses obligations en tant que pays hôte d’une organisation internationale.

La légation diplomatique a ajouté qu’une fois de plus, l’administration de Donald Trump tente de faire taire la voix de Cuba, 'effort qui s’ajoute à la campagne qu’il mène pour entraver les programmes de coopération médicale de notre pays avec d’autres nations'.

Cuba continuera de contribuer à la noble cause de l’amélioration de la santé et du bien-être des pays qui en font la demande, fidèle à sa solidarité et à sa vocation internationaliste, conclu le communiqué.

La note de l’ambassade a été diffusée après que le Département d’État des États-Unis ait annoncé avant-hier qu’il avait imposé des restrictions de visa aux fonctionnaires cubains liés au programme de missions médicales de l’île à l’étranger.

L’exécutif du mandataire républicain Donald Trump, qui depuis des mois s’en prend à l’un des plus importants efforts solidaires du territoire des Caraïbes, a justifié la mesure en arguant que ces personnes sont responsables de 'certaines pratiques de travail forcé et d’exploitation'.

Par une déclaration, l’entité fédérale a qualifié de 'fondamentalement défectueux' un programme loué par des organisations internationales, et a appelé les nations avec lesquelles Cuba coopère à garantir des garde-fous contre ce que Washington qualifie de prétendu 'abus et exploitation par le travail'.

Sur son compte Twitter, le directeur général des États-Unis de la chancellerie cubaine, Carlos Fernández de Cossio, a qualifié ce nouvel acte de l’entité fédérale de nouvelle agression contre l’île, par laquelle Washington reprend 'sa politique étrangère de mesures coercitives, la seule capable de mettre en œuvre actuellement'.

Les restrictions illégitimes de visa pour attaquer la coopération médicale internationale reconnue de Cuba montrent une politique étasunienne moralement en faillite, a-t-il ajouté sur ce réseau social.

'Énorme erreur de croire que les fonctionnaires cubains trahiraient les engagements de coopération médicale internationale en échange de visas pour entrer aux États-Unis', a-t-il ajouté.

En plus de servir dans 67 pays, le personnel médical cubain a contribué à la formation de milliers de médecins provenant de 138 nations.

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