Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba appliquera la nouvelle Constitution en dépit des conditions créées par le blocus des États-Unis

La Havane, 3 octobre (Prensa Latina) Cuba continuera à appliquer les décisions inscrites dans la nouvelle Constitution malgré les conditions défavorables imposées par le durcissement du blocus nord-américain contre l'île.


C'est ce qu'a affirmé la vice-présidente de l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, Ana María Marí Machado, faisant référence à la session extraordinaire de l'Assemblée Nationale convoquée pour le 10 octobre prochain et au cours de laquelle seront élus plusieurs hauts responsables de l'État, y compris le président de la République.

Au cours d'une intervention télévisée, la vice-présidente a affirmé que le respect aux normes constitutionnelles dans la situation complexe actuelle était un signe évident de l'unité, de la fermeté et de la stabilité dont fait preuve Cuba pour s'en tenir scrupuleusement à l'application de la loi.

Malgré un contexte international difficile, Cuba ne prendra aucun retard pour appliquer les termes de sa nouvelle Constitution. Tous les processus politiques prévus se déroulent normalement, y compris celui par lequel les délégués de base du Pouvoir Populaire doivent rendre compte devant leurs électeurs des actions menées.

Ainsi que le signale la convocation du Conseil d'État, et selon les mesures stipulées dans la Disposition Transitoire de la Constitution, cette session extraordinaire du 10 octobre permettra aux députés d'élire le président, le vice-président et le secrétaire de l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, ainsi que les autres membres du Conseil d'État, le vice-président et le président de la République de Cuba.

Le 10 octobre marquera donc le début du mandat (pour cinq ans qui peuvent être prolongés d´un mandat supplémentaire) du chef de l'État qui sera alors élu par le Parlement, ainsi qu'il est prévu dans la Constitution en vigueur depuis avril dernier.

Machado a souligné que la Commission Électorale Nationale et la Commission des Candidatures Nationales sont chargées de conduire ce type d'élection.

Auparavant, comme le stipule la Loi Électorale, on aura demandé à chaque député, personnellement et de manière anonyme, de faire des propositions sur les personnes susceptibles de remplir au mieux ces postes.

Pour occuper des responsabilités d'une telle importance, il est nécessaire d'être soi-même député, c'est-à-dire représentant élu du peuple.

En ce qui concerne le poste de président de la République, la législation stipule que le postulant doit avoir entre 35 et 60 ans, a rappelé la vice-présidente de l'Assemblée.

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