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Grâce à Cuba, la Bolivie vit une révolution éducative, selon un expert

Cochabamba, Bolivie, 4 octobre (Prensa Latina) Le chef du programme de post-alphabétisation à Cochabamba, Aldo Padilla, a assuré que la croisade initiée avec Cuba pour enseigner à lire à des milliers de boliviens a marqué le début d’une véritable révolution éducative.


Les personnes âgées de 15 ans et plus qui n’avaient pas eu la possibilité d’étudier ont eu cette possibilité grâce à la méthode « Yo, si puedo » (Moi, oui je le peux), conçue sur l’île, et au soutien de leurs pédagogues, a commenté le fonctionnaire lors de déclarations à Prensa Latina.

Padilla a rappelé que plus de 70 % des bénéficiaires de cette initiative étaient des femmes, qui jouissent maintenant d’un large éventail d’options au-delà de l’espace domestique.

Apprendre, abandonner la condition d’analphabètes, constituait un pas important vers la dignité de leur vie, l’accès à des droits qu’ils ignoraient parfois, et même l’amélioration de l’économie familiale, a-t-il souligné. Grâce à la collaboration d’enseignants cubains, la Bolivie a réussi en peu de temps à alphabétiser plus d’un million de personnes, dont beaucoup poursuivent leurs études à différents niveaux.

Jusqu’en 2006, le taux d’illettrés se situait entre 10 et 12 % et le pays est parvenu à le réduire à 2,3 %; selon les normes de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture, la nation sud-américaine est considérée comme un territoire exempt d’analphabétisme.

« Après la campagne de masse, nous avons continué avec la méthode d´enseignement « Yo, si puedo seguir » (Moi, oui je peux continuer), donc beaucoup de personnes participant au programme finissent maintenant le baccalauréat, d’autres étudient le droit, ou d´autres spécialités, c’est une réussite totale », a souligné l’expert.

La méthodologie de l’île associée au braille est également efficace pour enseigner aux malvoyants, qui reçoivent les enseignants chez eux.

Cette coopération est le fruit de l’accord signé entre le président Evo Morales et le leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, qui a en outre facilité l’envoi de brigades médicales dans des sites éloignés ou difficiles d’accès, ainsi que l’octroi d’environ cinq mille bourses à de jeunes boliviens pour qu´ils étudient la médecine dans la plus grande des Antilles.

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