Agence de Presse de l'Amérique Latine

Équateur: manifestations dans tout le pays; le siège du gouvernement est transféré à Guayaquil

Quito, 8 octobre (Prensa Latina) Le siège du Gouvernement équatorien a été transféré hier dans la nuit à la ville portuaire de Guayaquil, après que le pays ait connu cinq journées de manifestations contre les mesures économiques annoncées par le président Lenin Moreno.


Le président a annoncé lui-même la nouvelle sur la radio et la télévision à partir de Guayaquil où il se trouve en compagnie du vice-président, Otto Sonnenholzner, et du ministre de la Défense,  Oswaldo Jarrín.

La décision a été prise alors que ce pays des Andes traverse une situation très tendue en raison des grèves et des manifestations déclenchées le 1er octobre dernier par une série de réformes sur les impôts et le travail qui touchent, en particulier, les personnes ayant de faibles revenus.

Dans son allocution, le chef de l'État a répété qu'il ne ferait pas marche arrière et qu'il est déterminé à mettre définitivement fin à la subvention accordée jusqu'à maintenant à l'essence et au diesel, mesure qui a fait descendre dans la rue les organisations sociales et les syndicats ouvriers, étudiants et universitaires.

"L'élimination de cette subvention constitue une décision historique qui prive les contrebandiers de centaines de millions de dollars. Elle garantit la santé de notre économie et que la « dolarisation » soit protégée", a assuré le président.

La mesure peu paraître dure, a-t-il insisté, mais, selon lui le Gouvernement "a fait ce qu'il y avait de mieux à faire pour le pays".

Dans son message à la nation, Moreno a fait mention des actes de violence et de saccage qui ont marqué ces cinq journées de mobilisation. Ces actes, a-t-il déclaré, "montrent une volonté politique de déstabiliser le Gouvernement et de détruire l'ordre démocratique constitutionnel".

Ce transfert du siège du Gouvernement s'est effectué peu d'heures après que les Forces Armées aient évacué le Palais de Carondelet, siège habituel de la présidence, ont affirmé les travailleurs et les médias qui attendaient à une conférence de presse de la part du président.

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