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Le Venezuela rejette les accusations concernant la situation en Écuateur

Caracas, 11 octobre (Prensa Latina) Le ministre des Affaires Étrangères du Venezuela, Jorge Arreaza, a déclaré hier que les accusations du secrétaire d’État nord-américain Mike Pompeo et du chancelier colombien Carlos Holmes, contre son pays, sont ridicules.


Sur le réseau social Twitter, le ministre a exprimé, 'le fardeau historique et infini est la violence et la production de drogue en Colombie, pas seulement pour la région, pour l’humanité tout entière'.

Ces déclarations font suite aux déclarations de Pompéo et de Holmes, lors de l’ouverture du huitième dialogue de haut niveau entre les États-Unis et la Colombie, selon lesquelles le Venezuela est un fardeau, émettant des critères sur le président Nicolas Maduro.

Récemment, le chancelier vénézuélien a exhorté la communauté internationale à s’attaquer d’urgence à la situation de violence qui sévit dans le pays voisin à la suite des multiples assassinats de dirigeants sociaux qui se produisent dans le pays.

Les tensions entre les deux nations sud-américaines se sont aggravées ces derniers mois, après que le président Ivan Duque ait notamment accusé son homologue vénézuélien d’être derrière la décision d’une fraction de l’ex-guérilla colombienne de reprendre les armes.

Dans le même temps, le Venezuela a apporté des preuves de la participation du pays voisin à la préparation de paramilitaires et de mercenaires pour attaquer et déstabiliser le Venezuela.

Par ailleurs, la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a également rejeté hier l’accusation formulée par son homologue colombienne, Marta Lucía Ramírez, concernant des liens présumés entre le gouvernement de Nicolas Maduro et les manifestations en Équateur.

Par le biais de Twitter, Rodriguez a affirmé que les déclarations de la vice-présidente de la Colombie étaient entachées d’ignorance, en prétendant dénaturer les revendications du peuple équatorien face aux récentes mesures néolibérales annoncées par l’exécutif de Lénine Moreno.

Plus tôt dans la journée, Ramirez avait affirmé sur la plate-forme de communication que « le plan visant à déstabiliser le gouvernement de Lenín Moreno en Équateur à coup de vandalisme, de violence et de pillage fait partie de l’objectif de Maduro et de ses compères de la pseudo-gauche populiste, pour mettre fin à la démocratie et ouvrir la voie à des dictatures corrompues ».

Auparavant, le propre mandataire équatorien avait également voulu lier les manifestations qui ont lieu dans plusieurs régions de la nation andine à un prétendu complot orchestré depuis Caracas pour provoquer son renversement.

Qualifiées par les secteurs populaires de paquet néolibéral, les récentes mesures économiques annoncées par le président Lenín Moreno dans le domaine des salaires et des combustibles, entre autres, ont reçu le rejet majoritaire de la population dans des villes comme Quito et Guayaquil.

Les revendications du peuple équatorien ont suscité au cours de la semaine écoulée des troubles et des affrontements avec les forces de sécurité, qui ont réprimé les manifestants, faisant plusieurs morts, blessés et disparus, selon des plaintes déposées par des organisations civiles, dont la Confédération des Nationalités Indigènes.

Pour sa part, le Procureur Général du Venezuela, Tarek William Saab, a souligné qu’il y a beaucoup d’hypocrisie dans la communauté internationale s´attaquant aujourd’hui au Venezuela, mais passant sous silence ce qui se passe en Équateur.

'Les protestations sont dirigées contre le Fonds Monétaire International (FMI), contre ces gouvernements qui veulent piller les richesses des peuples', a déclaré le fonctionnaire lors d’une interview à la chaîne Venezolana de Television.

Lors de son intervention, Saab s’est demandé où se trouvait l’Organisation des États Américains (OEA), son président Luis Almagro, et la haut-commissaire aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, qui ne se sont pas prononcés contre la répression populaire en Équateur.

Il a demandé à Bachelet et au Groupe de Lima (groupe de pays s´opposant au Venezuela) de se prononcer sur le cas de l’Équateur et de cesser d’attaquer son pays.

Le cartel de Lima n’a été créé que pour massacrer le peuple vénézuélien avec des sanctions imposées par les États-Unis. Ils veulent imposer une guerre pour affamer le peuple, mettre fin à ses droits sociaux et tout donner au FMI, a-t-il manifesté.

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