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Un analyste commente les différences entre les crises du Nicaragua et de l’Équateur

Managua, 11 octobre (Prensa latina) Le vice-secrétaire aux Relations Internationales du Front Sandiniste de Libération Nationale, Carlos Fonseca Teran, a exposé les différences entre les crises du Nicaragua (2018) et la crise actuelle en Équateur, dans un essai diffusé aujourd’hui par des médias dans cette capitale.


Au Nicaragua, la crise de 2018 a été déclenchée par des réformes de la sécurité sociale contraires à celles que le FMI voulait imposer, opposées aux intérêts des grands entrepreneurs, a précisé l’analyste.

Les mesures prises à l’époque étaient favorables aux intérêts des travailleurs, a rappelé le politologue dans un article intitulé 'Différences entre une tentative de coup d’État et une insurrection civique populaire'.

La crise actuelle en Équateur a été déclenchée par l’application obéissante par le gouvernement des politiques dictées par le Fonds Monétaire International au détriment du peuple et au profit des grands entrepreneurs, a-t-il comparé.

Il a rappelé 'l’implication dans les troubles au Nicaragua de groupes armés qui attaquaient les forces de police et les partisans du processus révolutionnaire (sandiniste), ce qui a provoqué des morts des deux côtés, le nombre parmi les sandinistes étant supérieur à celui des opposants'.

En Équateur, les manifestations se déroulent sans armes et il n’y a pas d’attaques violentes contre des partisans du gouvernement, ceux qui n’ont pas manifesté pour défendre les politiques d’une administration vacillante qui répond aux intérêts des élites, a souligné l’expert.

Contrairement au Nicaragua, où des centaines de milliers de citoyens ont manifesté pour défendre le projet révolutionnaire, avec un gouvernement populaire et révolutionnaire, a signalé Fonseca Teran.

Le fils de l´un des fondateurs du Front Sandiniste de Libération Nationale, Carlos Fonseca Amador, a rappelé que dans son pays, dès le début de la crise, le gouvernement du président Daniel Ortega avait appelé au dialogue et, pour créer un climat propice à la négociation, avait provisoirement abrogé les réformes de la sécurité sociale.

Toutefois, dans le pays andin, la première chose que le gouvernement a faite a été de dire que les mesures appliquées (pour plaire au FMI) sont fermement maintenues, a-t-il précisé.

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