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Mobilisation et grêve au Honduras contre le président Hernández

Tegucigalpa, 21 octobre (Prensa Latina) La nouvelle coalition des principaux partis d’opposition honduriens a convoqué aujourd’hui une journée de mobilisation dans tout le pays pour exiger la démission immédiate du président Juan Orlando Hernández.


Le mouvement d’opposition, dirigé par Salvador Nasralla, Luis Zelaya et Manuel Zelaya Rosales, à la tête des partis Anticorruption, Libérale et Liberté et Refondation  respectivement, a appelé à des actions dans les 18 départements, mais principalement à San Pedro Sula et La Lima, à partir d’aujourd’hui.

L’ancien président du Honduras, Manuel Zelaya (2006-2009, victime d´un coup d´État), a déclaré : « Il est temps de descendre dans les rues et faire pression sur le président pour qu’il démissionne.

Pour sa part, Nasralla a exhorté les Forces Armées à respecter la Constitution de la République et le droit au soulèvement prévus à l’article 3.

La situation de crise sociale et politique dans le pays s’est aggravée ce week-end, à la suite de la condamnation de Juan Antonio Hernández (Tony), frère du chef de l’État hondurien, par un tribunal de New York.

Un jury de 12 personnes a reconnu Tony Hernandez coupable de trafic de drogue, possession et usage d’armes, et de falsifications aux autorités.

Pendant la procédure judiciaire engagée contre lui, des procureurs et des témoins ont déclaré que le mandataire avait reçu des fonds de la part de trafiquants de drogue pour financer ses campagnes électorales et acheter des voix de députés pour prendre la présidence du Congrès et ensuite du pays.

La peine définitive sera connue le 17 janvier prochain, alors que plusieurs voix mentionnent la réclusion à perpétuité comme la sanction la plus probable.

Depuis vendredi dernier, des manifestations ont eu lieu dans la capitale hondurienne, avec notamment des barrages routiers, des barricades, des pneus enflammés.

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