Agence de Presse de l'Amérique Latine

Près d’un million d’enfants non scolarisés au Cameroun

Yaoundé, 6 novembre (Prensa Latina) Trois années de violence et d’instabilité dans les régions nord-ouest et sud-ouest du Cameroun ont laissé plus de 855 mille enfants non scolarisés, a signalé aujourd’hui l’Organisation des Nations Unies pour l’enfance (Unicef).


Selon la source, sans une action urgente et sans l’engagement de toutes les parties en conflit pour protéger l’éducation sous toutes ses formes, l’avenir de ces enfants est en danger.

Des milliers d’enfants vivent dans la peur au Cameroun. Ils ont besoin de paix pour reprendre leurs études et défendre leur avenir, a déclaré dans un communiqué la directrice exécutive de l’Unicef, Henrietta Fore.

La fonctionnaire a averti que lorsque les enfants ne sont pas scolarisés, ils courent un risque accru de recrutement par des groupes armés, de mariage forcés, de grossesses précoces et d’autres formes d’exploitation et de maltraitance.

Deux mois après la reprise de la nouvelle année scolaire, environ 90 pour cent des écoles primaires publiques (plus de 4000) et 77 pour cent des écoles secondaires publiques (plus de 700) restent fermées ou non opérationnelles dans le nord-ouest et le sud-ouest camerounais.

L’organisation internationale ajoute que la peur de la violence a empêché les parents d’envoyer leurs enfants à l’école et les enseignants et le personnel de se présenter au travail.

Parmi ces enfants, près de 150 mille ont été déplacés de chez eux, ce qui accroît leur vulnérabilité et leur traumatisme, ajoute l’Unicef.

À cet égard, l’organisation a indiqué qu’elle travaille dans certaines zones où les écoles ont fermé, par le biaisd´activités d’apprentissage menées par la communauté pour veiller à ce que les enfants ne soient plus privésd´éducation.

On ne peut pas perdre plus de temps. Si nous n’agissons pas maintenant, nous risquons d’avoir une génération perdue de jeunes, plutôt qu’une jeunesse engagée et informée qui puisse aider à reconstruire leurs communautés, a conclu Fore.

Le Cameroun vit une situation politique et sociale tendue qui a pratiquement divisé le pays entre le nord anglophone et la majorité francophone, et jusqu’à présent les deux parties ne se sont pas accordées pour mettre fin au conflit armé.

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