Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba garantit les besoins médicaux malgré le blocus

La Havane, 6 novembre (Prensa Latina) Localiser et acquérir par n’importe quel moyen un médicament ou une technologie pour répondre à une urgence médicale est aujourd’hui la raison d’être de Medicuba, et ce face au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis.


La mise à la disposition des établissements hospitaliers, des laboratoires cliniques et des centres de recherche des intrants, du matériel et des produits médicaux est indispensable pour garantir une santé publique de qualité, développée, efficace et répandue à l’ensemble de la population cubaine, a affirmé le docteur Lázaro Silva Herrera, vice-président de cette entité.

Alors que l’administration nord-américaine actuelle intensifie sa politique hostile contre l’île, Medicuba explore tous les moyens possibles pour contourner ce blocus qui n’a pas réussi à stopper les progrès de Cuba dans les services médicaux, la prise en charge des maladies et pathologies les plus fréquentes et les plus complexes, les programmes de recherche en génétique, entre autres buts.

C’est sur cette base que Medicuba, une entreprise importatrice du Ministère de la Santé Publique, s’engage à acquérir toutes les ressources nécessaires pour assurer la viabilité du système national de santé.

Cette responsabilité est remplie malgré les refus des compagnies étasuniennes de répondre à nos demandes d’achat de médicaments et de technologies. Des obstacles sont constamment contournés pour assurer l’assistance médicale dans des situations très difficiles, a déclaré le directeur.

Silva a expliqué que Medicuba gère annuellement entre 380 et 400 millions de dollars de médicaments (dont 258 sur la liste de base des médicaments du pays), plus 100 produits destinés à des maladies de faible incidence, des appareils, du matériel jetable, des équipements médicaux, des pièces de rechange, des intrants technologiques et des technologie non médicale pour le fonctionnement du système de santé.

Le vice-président de Medicuba a précisé que le gouvernement nord-américain a intensifié ses actes de génocide qui visent à empêcher de sauver ou de prolonger une vie, faire que nos hôpitaux ne puissent pas fournir un traitement efficace, une alternative appropriée pour le patient, y compris en ce qui concerne les enfants et les femmes enceintes.

La preuve en est que des contacts ont été recherchés avec 57 entreprises étasuniennes pour la sollicitation d’offres de recherche et de médicaments, dont seulement trois ont répondu qu’elles n’étaient pas en mesure de négocier avec Cuba en raison du blocus, les autres n´ayant même pas répondu, a dénoncé Silva.

Il a fait observer que d’autres refus avaient été reçus concernant des éléments demandés et achetés dans le passé, notamment une source permettant de mesurer le contrôle de la qualité d’un diagnostiqueur pour un type spécifique de cancer, dont le fabricant allemand a répondu qu’il n’était plus possible de le vendre en raison de la réglementation du blocus économique.

Cependant, a-t-il précisé, Medicuba joue son rôle par différents moyens, par des pays tiers et à des coûts élevés, sans révéler aux fournisseurs les restrictions extraterritoriales du blocus, qui s’étendent aux banques de tous les continents et pour lesquelles des alternatives sont recherchées.

Les principales incidences du blocus sur le secteur de la santé sont liées à la génétique médicale et aux maladies oncologiques, car bien qu’étant une nation pauvre, Cuba consacre plus de 37 pour cent du budget national aux soins de santé et un nombre important de maladies qui exigent des technologies de pointe et des produits très efficaces, qui ne se trouvent que sur le marché nord-américain.

Dans ce contexte, les compagnies aériennes et les compagnies de navigation sont aussi fréquemment soumises à des pressions, comme cela s’est produit récemment avec Emirates Airline qui a refusé de transporter une cargaison de médicaments antiparkinsoniens à partir de l’Inde, qui ont du coup été acheminés dans le pays par trois destinations différentes avec une augmentation correspondante du fret.

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