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La ministre de la Santé de la Bolivie dénonce le saccage de son logement privé

La Paz, 7 novembre (Prensa Latina) La ministre de la Santé de la Bolivie, Gabriela Montaño, a dénoncé des groupes de vandales dirigés par l’opposition qui ont causé de gros dégâts à son domicile, et a averti que ce n’est pas la voie pour trouver des solutions aux problèmes.


Je viens de voir les dégâts causés hier soir par les criminels de l’opposition chez moi : ils ont jeté de la peinture et des pierres, ils ont cassé des fenêtres. Violence, harcèlement et destruction de la propriété privée!, a écrit Montaño sur son compte Twitter.

Motivés par le président du comité civique de Santa Cruz, Fernando Camacho, des groupes de choc encouragent depuis plusieurs jours des actions de violence, des prises d’institutions publiques et de logements d’autorités gouvernementales pour imposer au président Evo Morales de renoncer à la présidence de la Bolivie.

Je dis clairement à l’opposition : ils ne me feront pas plier, et me ferontencore moins taire. Leur harcèlement et leur violence échoueront. J’aime mon pays et je continuerai à me battre et à travailler, a déclaré Montaño.

'Cela fait mal de voir dans cet état ce que l’on construit avec effort, mais cette violence insensée est ce qui me donne le plus de certitude que je suis du bon côté', a-t-ellemanifesté.

Il y a une semaine, la responsable de la santé a révélé qu’elle était persécutée par un parent de l’ancien Président Gonzalo Sánchez de Lozada, qui a quitté le pays en 2003 pour les États-Unis.

À cette occasion, Montaño a précisé qu’il s’agissait d’un neveu de Sánchez de Lozada et frère d’un ministre de Carlos Mesa (candidat de l´opposition lors des récentes élections présidentielles), puis a assuré qu’elledisposait de toutes les preuves nécessaires.

Depuis deux semaines, des menaces ont été proférées contre différents hauts fonctionnaires du Gouvernement bolivien ont circulé sur l´application WhatsApp, notamment à l´encontre de la résidence de la ministre.

La veille, sous prétexte de prise de contrôle pacifique, des groupes d´opposition ont agi avec violencedevant les maisons du vice-président Álvaro García Linera, du ministre du Gouvernement, Carlos Romero, de législateurs du parti politique au pouvoir, entre autres, afin de susciter la peur chez les enfants et les familles de ces personnes.

Depuis plus de deux semaines, des groupes de choc de l’opposition au gouvernement du président Evo Morales agressent violemment des personnes humbles dans plusieurs villes du pays, après que le candidat perdant Carlos Mesa et Fernando Camacholes en aient encouragés.

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