Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba rejette les nouvelles mesures coercitives des États-Unis

Nations Unies, 28 novembre (Prensa Latina) La représentente permanente intérimaire de Cuba devant l´ONU, Ana Silvia, a rejeté l’hostilité et les nouvelles mesures coercitives unilatérales du gouvernement étasunienqui frappent aujourd’hui l’île.


Malgré le rejet catégorique par la communauté internationale du blocus nord-américain et l’appel clair à la fin de ce mécanisme, Washington répond par de nouvelles sanctions contre une entreprise qui achète du carburant pour Cuba, a-t-elle exprimé sur son compte Twitter.

Il y a à peine deux jours, le Gouvernement des États-Unis a inclus dans sa liste unilatérale d’entités sanctionnées pour des liens avec le Venezuela la société cubaine CorporaciónPanamericana S.A., dans une autre attaque contre l’île pour sa solidarité avec le pays sud-américain.

Dans un communiqué publié mardi, le Département du Trésor a déclaré qu’il avait pris cette décision parce que la société en question était la propriété ou sous le contrôle de Cubametales, une autre entité de la nation antillaise ajoutée en juillet dernier à la liste controversée.

Cette action fait suite à une annonce similaire faite le 3 juillet par l’administration de Donald Trump au sujet de Cubametales, dans une autre tentative d’empêcher Cuba d’importer du pétrole en provenance du pays sud-américain.

Selon la déclaration, cette entreprise d’État cubaine d’importation et d’exportation de pétrole a depuis été confrontée à une pression considérable alors que d’autres compagnies ont refusé de faire des affaires avec elle en raison de sa désignation aux États-Unis et des préjudices qu´elles pourraient subir.

Selon le document, le Bureau du Contrôle des Avoirs Étrangers (OFAC, pour ses sigles en anglais) applique maintenant le même type de sanction contre la CorporacionPanamericana S.A. parce qu’elle a exercé des activités commerciales liées à un approvisionnement en pétrole qui ont été précédemment exécutées par Cubametales.

À la suite de cette mesure, tous les biens et intérêts détenus par ces entités, ainsi que toute entité qui leur appartient pour plus de 50 %, et qui se trouvent aux États-Unis ou en possession ou contrôle de nord-américainsdoivent être déclarés à l’OFAC.

La question du soutien de Cuba au Venezuela a été maintes fois invoquée par le gouvernement étasunien pour justifier des attaques contre l’île des Caraïbes, qui affirme que sa solidarité avec le Venezuela n’est pas négociable.

La nouvelle mesure s’ajoute également aux actions de l’administration Trump visant à renforcer le blocus imposé à l’île il y a près de 60 ans, et qui a de nouveau été condamné ce mois-ci à l’Assemblée Générale des Nations Unies par l’écrasante majorité de la communauté internationale.

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