Agence de Presse de l'Amérique Latine

Refus de dédommager les États-Unis pour la construction de bases en Irak

Bagdad, 7 janvier (Prensa Latina) Le chef de la coalition parlementaire Victoire, Haider al-Abadi, a rejeté aujourd’hui la possibilité d’un paiement de l’Irak pour les bases construites par le Pentagone dans le pays arabe.


Dans un communiqué diffusé dans les médias locaux, al-Abadi a précisé que l’accord existant entre Bagdad et Washington prévoit que les installations seront restituées sans dettes ni charges financières.

La note ajoute qu’il est impératif de restituer à l’Iraq des zones et des installations et toute structure construite par le Pentagone sans aucune compensation.

'Le monde est censé être reconnaissant pour les sacrifices consentis par les irakiens pour éliminer l’État Islamique terroriste', a déclaré l’ancien premier ministre.

Le président étasunien Donald Trump a menacé d’imposer des sanctions économiques et a demandé des compensations pour les bases établies des troupes nord-américaines en Irak si elles devaient se retirer de force.

Dans le même temps, le chef du Pentagone, Mark Esper, a démenti une lettre qui informait du repositionnement des militaires nord-américains pour se préparer à quitter le pays.

'Aucune décision n’a été prise de se retirer d’Irak', a déclaré Esper, en réponse à une prétendue lettre signée par un haut responsable militaire annonçant ledit retrait et reproduite dans les médias de la nation arabe.

Le secrétaire de la Défense a indiqué qu’il n´avait pas connaissance de cette lettre : « Nous essayons de savoir d’où elle vient, mais la décision de quitter l’Irak n’a pas été prise ».

Les États-Unis disposent d’un peu plus de cinq mille hommes en uniforme dans le pays arabe en vertu d’une convention de sécurité qui limite leurs actions à des activités de conseil ou à des combats contre les terroristes.

peo/tgj/arc