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Puigdemont dénonce le fait que l´Espagne ne respecte pas l’État de droit

Strasbourg, France, 13 janvier (Prensa Latina) Lors d´une intervention devant le Parlement Européen, l´eurodéputé et leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont a aujourd´hui dénoncé le fait que son pays ne respecte pas les normes d´un État de droit européen.


L’ancien président de Catalogne, dont l’extradition est réclamée par Madrid pour la tentative de sécession de 2017, a accusé le gouvernement espagnol de ne pas respecter “les règles de l’État de droit européen” et a appelé les institutions du bloc communautaire à “s’impliquer” dans la crise de cette région espagnole.

Puigdemont a pris le risque d’entrer sur le territoire français, protégé par son immunité parlementaire, sur laquelle compte également son ex-conseillé de la Santé Toni Comin. En juillet dernier, il n’était arrivé que jusqu’à la frontière allemande voisine par crainte d’être arrêté.

Un arrêt de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) les a reconnus en décembre dernier comme députés européens élus.

Dans son discours de lundi, le Président du Parlement Européen David Sassoli devrait annoncer l’arrivée de Puigdemont et de Mang en tant que députés européens, mais il pourrait également informer de la demande de la justice espagnole pour leur lever leur immunité et poursuivre la procédure d’extradition.

Bien qu’il ait également été élu aux élections de mai dernier, l’ancien vice-président de Catalogne, Oriol Junqueras, a été suspendu de ses fonctions de député européen après avoir été condamné en octobre dernier par l´Espagne à 13 ans de prison et d’incapacité pour sédition et malversation.

Dans son intervention d’aujourd’hui, Puigdemont a souligné que « si l’UE était vraiment un espace de l’union des droits et des libertés, Oriol Junqueras serait ici ».

Puigdemont et Comîn ont réussi à échapper à l’action de la justice espagnole en partant en Belgique fin octobre 2017, où ils font face à une demande d’extradition de Madrid.

Si les députés européens décident également de lever leur immunité, l’examen de l’extradition que la justice belge a suspendu en janvier en leur accordant l’immunité parlementaire pourrait être réactivé.

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