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La décision du Guatemala de rompre ses relations avec le Venezuela est une blague, estime le chancelier Arreaza

Caracas, 17 janvier (Prensa Latina) Le chancelier du Venezuela, Jorge Arreaza, a qualifié hier de plaisanterie la décision du gouvernement du Guatemala, conduit par le président Alejandro Giammattei, de rompre les relations diplomatiques avec la nation bolivarienne.


Par un message diffusé sur le réseau social Twitter, le diplomate a assuré que Giammattei s’était immédiatement jeté aux pieds du dirigeant des États-Unis, Donald Trump.

« Votre gouvernement va certainement devenir une autre blague de mauvais goût que nous verrons passer et sécher. Notre respect et notre affection pour le digne peuple guatémaltèque », a écrit Arreaza sur la plateforme de communication.

Plus tôt, le nouveau président guatémaltèque avait annoncé la rupture des relations diplomatiques avec le Venezuela, ce qui démontre son alignement sur les positions d’ingérence de plusieurs gouvernements de la région qui obéissent aux ordres des États-Unis.

Cette décision a été annoncée après avoir rencontré le secrétaire de l’Organisation des États Américains, Luis Almagro, qui a soutenu à plusieurs reprises les actions violentes perpétrées par la droite vénézuélienne, ainsi que les tentatives de coup d’État contre le président Nicolas Maduro.

D´autre part, la secrétaire exécutive de laCepal, Alicia Bárcena, a aujourd’hui appelé le gouvernement guatémaltèque à s’attaquer d’urgence à la pauvreté qui touche 59 % de la population, dont 70 % en milieu rural.

'C’est une question à laquelle il faut s’attaquer d’urgence, en mettant l’accent sur les peuples indigènes qui souffrent d’inégalités territoriales impossibles à récupérer sans l’action de l’État', a déclaré Barcenaici en présentant le Plan de développement intégré pour l’Amérique du Nord et le Sud du Mexique, qui met l’accent sur la croissance économique.

La directrice de la Commission Économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (Cepal) a également été invitée à l´annoncede la Politique Générale de Gouvernement de cette nation par le nouveau président Alejandro Giammattei, à deux jours de son investiture.

Bárcena estime que le plan du nouvel exécutif permet de lier le court et le moyen terme, de territorialiser les problèmes et de permettre aux gens de mesurer les progrès, une des aspirations annoncées par Giammattei dans son premier discours devant la nation mardi dernier.

Les défis du Guatemala exigent des résultats immédiats. La politique générale du gouvernement devra répondre à ces urgences et aux mesures immédiates, mais également dans une perspective à long terme', a-t-elle ratifié.

Le quatrième projet de Plan de Développement Intégré pour l’Amérique Centrale et le sud du Mexique prévoit 22 programmes thématiques et 108 projets prêts à être lancés avec un investissement de 25 milliards de dollars sur cinq ans.

Il vise en particulier à promouvoir l’accès universel aux droits sociaux, à renforcer la résilience face aux changements climatiques et à garantir les droits tout au long du cycle migratoire, un problème commun et très grave pour la région.

C’est précisément ce jeudi que le Guatemala a accueilli les premiers honduriens qui, dans une nouvelle caravane, cherchent à se rendre aux États-Unis pour échapper à la violence et au manque de possibilités d’emploi.

La Maison des Migrants de cette capitale a aménagé ses espaces pour accueillir ceux qui souhaitent faire une halte sur le long et dangereux trajet, même si beaucoup décident de poursuivre leur chemin sans se soucier du fait qu´ils seront très certainement renvoyés dans leur pays.

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