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ONU : le plan de paix des États-Unis pour la Palestine peut inciter à la violence

Genève, 31 janvier (Prensa Latina) Le commissaire général de l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés Palestiniens (Unrwa), Christian Saunders, a déclaré aujourd’hui que le plan de paix des États-Unis pour la Palestine pourrait provoquer une escalade des affrontements et de la violence.


Il a indiqué que la proposition présentée mardi à Washington par le président Donald Trump, aux côtés du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, a laissé les Palestiniens en état de choc, risquait d’aggraver les hostilités et d’entraîner une Palestine hyper fragmentée s´il était mis en œuvre.

Le chef de l’Unrwa a rappelé que tout accord de paix doit être négocié entre les parties, doit respecter les lois internationales, les résolutions du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Saunders a indiqué que tout plan visant à mettre fin au conflit devrait être aligné sur une solution à deux États, en tenant compte des frontières d’avant 1967.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a quant à lui déclaré cette semaine que la proposition étasunienne ne servirait pas la paix, en plus de légitimer l’occupation israélienne et de ne pas tenir compte des revendications et des droits de la population palestinienne.

Erdogan a souligné que le plan visant à remettre Jérusalem à Israël n’est nullement acceptable parce qu’il annule tous les droits des Palestiniens.

Pour sa part, le ministre allemand des Affaires Étrangères, Heiko Maas, a déclaré que le plan de Trump soulève des questions et doit être examiné par l’Union Européenne (UE).

Maas a indiqué que seraient en particulier examinées l’implication des parties au conflit dans le processus de négociation, ainsi que la relation entre cette initiative et les paramètres et positions juridiques internationalement reconnus.

L’UE s’est élevée contre la politique de colonisation israélienne, y compris concernant Jérusalem-Est, qu’elle considère comme illégale au regard du droit international et comme un obstacle à la paix.

L’ONU, avec d’autres organisations internationales et un nombre important de pays, considère Jérusalem-Est comme un territoire palestinien occupé.

En décembre 2017, l’Assemblée Générale de l´ONU a rejeté la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale israélienne, également revendiquée comme capitale politique par la Palestine.

L’Unrwa a demandé à la communauté internationale des dons d’un montant de 400 millions de dollars pour cette année afin d’aider 5,6 millions de réfugiés palestiniens, y compris ceux qui ont été déplacés au Liban, en Jordanie et en Syrie.

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