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Le Gouvernement bolivien de facto doit répondre d’actes de corruption

La Paz, 20 mai (Prensa Latina) Le gouvernement de facto de la Bolivie doit aujourd’hui répondre d’au moins 35 actes de corruption, a souligné Betty Yañiquez, députée du Mouvement Vers le Socialisme (MAS).

Dans des déclarations faites aux médias locaux, la chef du groupe parlementaire du MAS à la Chambre des Députés de l’Assemblée législative plurinationale (bicamérale) a souligné ce nombre impressionnant d´affaires en seulement six mois de gestion de l’administration de la présidente autoproclamée Jeanine Áñez.

"Le peuple exige la transparence, ce sont 35 cas de corruption en quelques mois, c´est en ce sens que l’Assemblée va se conformer à la Constitution politique de l’Etat et parmi ses attributions existe le contrôle", a déclaré Yañiquez citée par le site officiel de la Chambre des Députés.

Selon la législatrice, les ministères de la Défense, de la Santé et d’autres instances de l’État doivent faire l’objet d’une enquête pour des faits aggravés pendant l’urgence sanitaire en raison du Covid-19.

Yañiquez a également confirmé la création de commissions d’enquête sur les différentes affaires, mesure soutenue par des représentants des deux chambres du législatif, où le MAS est majoritaire.

"Le gouvernement doit uniquement faire preuve de transparence, mais il ne le fait pas ; quand une plainte est déposée, ils lèvent un rideau de fumée et s’éloignent de leur rôle et de leur objectif en tant que gouvernement transitoire", a déclaré la députée.

Le plus récent scandale est lié à l´achat de 170 respirateurs qui ne remplissaient pas les conditions requises pour traiter des patients malade du Covid-19 et qui ont de plus été payés à un prix beaucoup plus élevé que d’habitude.

Il a été informé de la détention de plusieurs fonctionnaires du Ministère de la Santé en raison de leurs implications directes dans l’affaire, et de l’examen des dossiers relatifs à toutes les étapes du processus d’achat des 170 respirateurs, les premiers d’un lot de 500.

Selon les médias locaux, la Bolivie a payé 28 mille dollars pour chaque respirateur, prix beaucoup plus élevé que d’habitude, qui oscille autour de 10 mille dollars.

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