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L’Autorité palestinienne rejette l’annexion et rompt des accords avec Israël

Ramallah, 20 mai (Prensa Latina) Au milieu d’une bataille diplomatique pour contrer les plans annexionnistes d’Israël, le président de l’Autorité Palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, a annulé les accords préalables avec Tel Aviv.

Quelques jours après l’intronisation du nouveau gouvernement israélien, le chef de l’AP a rejeté les projets d’usurpation du premier ministre, Benjamin Netanyahu, qui restera au pouvoir jusqu’en novembre 2021 en vertu d’un accord de coalition confus avec son plus grand rival, Benny Gantz, qui le remplacera ensuite dans ses fonctions.

Lors d’une réunion avec les principales factions palestiniennes, Abbas a annoncé la rupture des engagements souscrits avec le régime sioniste et l’a également tenu responsable de la vie des civils vivant dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

La quatrième Convention de Genève de 1949 tient la puissance occupante responsable de la protection de la population civile, criminalise les châtiments collectifs, interdit le vol de ressources, l’appropriation et l’annexion de terres, a souligné le dirigeant dans une déclaration publique.

En exposant les lignes directrices de l’alliance gouvernementale dimanche dernier, Netanyahu a assuré que le moment était venu d’appliquer la souveraineté israélienne aux communautés juives en Judée-Samarie, la Cisjordanie.

Ces colonies, considérées comme illégales par une grande partie de la communauté internationale, seront à nous quel que soit le contexte, a déclaré le politicien de 70 ans, qui restera à la tête de la nation malgré les accusations de corruption qui pèsent contre lui.

Considérant que l’annexion est une priorité pour ce gouvernement, ce qui signifie qu’il a annulé l’Accord d’Oslo, l’Organisation de libération de la Palestine et l’État de Palestine, ou l’AP, sont libres de tous les pactes avec les administrations étasunienne et israélienne, a souligné Abbas.

Le leader a réitéré son rejet du dénommé Accord du Siècle présenté par le président des États-Unis Donald Trump.

L’accord, s’il était mis en œuvre, accorderait aux Palestiniens une autonomie limitée au sein d’une patrie discontinue, en plus de laisser à Tel-Aviv la vallée du Jourdain et déclarer Jérusalem, revendiquée par les deux parties, comme capitale indivisible d’Israël.

Dans sa déclaration, Abbas a de nouveau sollicité l’appui de la communauté internationale pour empêcher le premier ministre sioniste nouvellement ratifié de mettre en œuvre ses projets avec la complaisance de la Maison Blanche.

Nous appelons les pays du monde qui ont rejeté l’Accord du Siècle et les politiques israéliennes à imposer des sanctions pour empêcher les occupants d’appliquer leurs schémas, a-t-il manifesté.

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