Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le président de Cuba dénonce la rhétorique immorale et arrogante des États-Unis

La Havane, 12 juin (Prensa Latina) Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a dénoncé aujourd’hui que l’action raciste, criminelle et xénophobe du gouvernement des États-Unis déjoue sa rhétorique immorale, perverse et arrogante contre l’île et d’autres peuples du monde.

Sur son compte Twitter, il a ajouté qu´alors que le recensement des morts du Covid-19 est difficile à tenir dans ce pays, le secrétaire d’État, Mike Pompeo, demande lui des comptes sur Cuba.

Le mandataire a ainsi fait allusion aux menaces du chef de la diplomatie nord-américain à l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), à laquelle les États-Unis pourraient retirer leur soutien financier pour son rôle dans le programme de collaboration en matière de santé Más Médicos (Plus de Médecins).

Pompeo a demandé lors d’une conférence de presse que l’organisme explique son rôle dans les contrats de coopération entre le Brésil et Cuba pendant ce programme, qui d’août 2013 à novembre 2018 a bénéficié à plus de 113 millions de Brésiliens.

Poursuivant la politique nord-américaine visant à discréditer la collaboration médicale de l’île avec d’autres pays, il a accusé l’OPS de faciliter ce qu’il a appelé les 'travaux forcés' des médecins caribéens au Brésil et d’avoir approuvé un accord 'potentiellement illégal'.

La veille, le président Diaz-Canel a déclaré que l’administration nord-américaine semble devenir encore plus criminelle plus elle s’effondre intérieurement.

Avec ce qui se passe aux États-Unis, nous voyons comment l’action brutale de ce gouvernement déjoue toute la rhétorique immorale, perverse et arrogante avec laquelle il tente de conseiller le monde entier, comme s’ils étaient des gendarmes mondiaux, a-t-il manifesté.

Puis il a souligné que la nation la plus puissante et la plus armée de la planète est aussi celle qui s’oppose le plus au multilatéralisme et à la coopération internationale, comme en témoignent ses attaques contre les organisations mondiales et panaméricaines de la santé, alors que celles-ci sont aujourd´hui plus que jamais nécessaires.

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