Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Président du Venezuela annonce l’expulsion de l´ambassadrice de l’UE

Caracas, 30 juin (Prensa Latina) Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, a donné hier un délai de 72 heures à l’ambassadrice de l’Union Européenne (UE) sur place, Isabel Brilhante, pour quitter le pays, face à ce qu’il a qualifié d’actes d’ingérence de l’entité communautaire.

Lors de la remise du Prix National du Journalisme Simon Bolivar au Palais de Miraflores (siège de l´Exécutif), le mandataire a exigé que les fonctionnaires de l’UE se dépouillent de la tradition coloniale et suprématiste avec laquelle ils prétendent agresser les peuples libres et souverains.

« Nous, au Venezuela, nous parlons clairement : stop au colonialisme européen contre notre pays », a manifesté le chef de l’État après avoir assuré que l’UE avait échoué dans sa tentative de maintenir une ingérence permanente dans les affaires intérieures de la nation bolivarienne.

Maduro a précisé que des fonctionnaires de l’UE se sont réunis ce lundi pour analyser la situation dans le pays d’Amérique du Sud et sanctionner plusieurs Vénézuéliens de certaines institutions.

«Nous allons mettre de l´ordre dans nos affaires avec l’UE; s´ils ne respectent pas le Venezuela, qu´ils s´en aillent ; notre pays doit être respecté en tant que nation et en tant qu’institution », a souligné le président Maduro.

Précédemment, le chancelier Jorge Arreaza a rejeté la politique d’ingérence de l’UE contre le dialogue et la paix dans le pays d’Amérique du Sud et a assuré que son héritage et ses réminiscences coloniales la conduisent dans le gouffre de l’illégalité, l’agression et la persécution de nos peuples.

Dans un communiqué publié ce lundi, l’UE a imposé des sanctions à 11 Vénézuéliens pour des actions contre l’opposition au gouvernement du président Maduro.

Selon le texte, ces nouvelles mesures restrictives répondent au fait que les personnes sont responsables d’agir contre le fonctionnement démocratique de l’Assemblée Nationale (parlement), y compris en retirant l’immunité parlementaire de plusieurs de ses membres, dont Juan Guaidó, reconnu par les États-Unis comme président par intérim.

Parmi les personnes sanctionnées figurent le président de l’Assemblée Nationale, Luis Parra, ainsi que le premier vice-président du pouvoir législatif, Franklyn Duarte, et le deuxième vice-président de l’organisme public, José Gregorio Noriega.

De même, le Contrôleur général de la République, Elvis Amoroso, ainsi que la première vice-présidente de l’Assemblée Nationale Constituante, Tania Diaz, entre autres, sont sanctionnés.

Le texte de l’Union Européenne indique que les mesures comprennent l’engagement de poursuites pour des motifs politiques et interdisent aux fonctionnaires de voyager, ainsi que le gel de leurs éventuels avoirs.

Cette position s’ajoute aux agressions et mesures coercitives imposées par le gouvernement des États-Unis en janvier dernier, lorsque la nation nord-américaine a décidé unilatéralement de sanctionner les députés qui ont voté contre Guaidó pour former un nouveau conseil d’administration de l´Assemblée Nationale.

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