Agence de Presse de l'Amérique Latine

L´Argentine rend honneur à Mercedes Sosa pour ses 85 ans

Buenos Aires, 9 juillet (Prensa Latina) La grande voix folklorique d’Argentine, Mercedes Sosa, aurait eu aujourd’hui 85 ans. La Negra, comme on l’appelait, est née à une date très particulière pour le pays.

Dès les premières heures, les hommages se succèdent notamment sur Twitter pour lui rendre hommage, mais le moment le plus symbolique a été l´acte central présidé par le mandataire Alberto Fernández pour le 204ème anniversaire de l’indépendance argentine et lors duquel il lui a également rendu hommage.

De sa voix déchirante, Sosa a été écoutée lors de la cérémonie interprétant l’hymne national, tandis que des images de tous les coins de cette nation australe couraient, avec les visages de tant de personnes qui ont contribué à la construction de ce pays jour après jour.

Quelques minutes plus tard, le président a annoncé que la radio Nacional de la province de Tucumán, où La Negra est née, s’appellerait désormais Radio Mercedes Sosa.

Mercedes est née à Tucumán. Elle a souffert des mésaventures de l’Argentine. Elle a souffert l’exil. Elle est revenue. Elle a toujours eu cette voix immaculée que nous avons écoutée. Et elle est de Tucumán, où la patrie a conçu son indépendance, a indiqué le mandataire.

Considérée comme l’une des plus grandes voix d’Amérique Latine, la Fondation qui porte son nom, présidée par sa petite-fille Araceli Matus, a autorisé le gouvernement à reproduire un jour comme aujourd’hui l’Hymne chanté par la voix de Sosa, décédée il y a 11 ans.

Victime de persécutions politiques, qui l´ont forcée à s’exiler en 1979 après avoir publié « Serenata para la tierra de uno » et avoir été arrêtée dans la ville de La Plata, comme tout le public qui était venu l’écouter, Mercedes est devenue l’une des grands artistes de cette patrie.

La culture est la seule chose qui peut sauver un peuple, la seule, parce que la culture permet de voir la misère et de la combattre. La culture permet de distinguer ce qu’il faut changer et ce qu’il faut laisser, comme la bonté des gens, le partage d’une tourte, d’un vin... ', avait estimé la grande chanteuse des peuples d’Amérique Latine.

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