Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cristina Fernández souligne la posture du ministre de l´Économie sur la dette extérieure

Buenos Aires, 23 juillet (Prensa Latina) La vice-présidente argentine, Cristina Fernández, s’est fait l’écho hier de la position du ministre de l’Économie, Martín Guzmán, sur la dette extérieure, un jour après qu’un groupe de créanciers ait rejeté l’offre finale proposée par le gouvernement.

« Martin Guzman concernant la dette extérieure. Clair comme l’eau », a écrit sur son compte officiel twitter la vice-mandataire, accompagnant son message avec une vidéo dans laquelle le titulaire du portefeuille économique explique bien la position du pays lors d´une entrevue accordée au programme Verdad y Consecuencia.

Au début du mois, l’Exécutif a formalisé devant la Commission des Valeurs des États-Unis l’offre finale de change de la dette extérieure émise sous loi étrangère pour 66 milliards 239 millions de dollars, sous réserve d’une période de souscription qui expirera le 4 août prochain, avec laquelle les fonds d’investissement Gramercy et Fintech ont été d’accord mais que trois autres créanciers ont rejetée la veille.

« Nous ne voulons nous disputer avec personne, nous sommes venus résoudre un problème que l’économie argentine avait déjà. En 2016, le pays est retourné sur le marché du crédit international et a commencé à emprunter à des taux de 7% par an en dollars quand le monde payait des taux proches de zéro », explique Guzman dans l’interview.

Le ministre a déclaré que « pour pouvoir payer cela, le pays aurait dû se développer énormément. Les créanciers savaient qu’ils prenaient un risque, il n’y a pas de débiteurs irresponsables sans créanciers irresponsables », a-t-il également signalé dans la vidéo partagée par Fernández.

Guzman précise en outre que ce que le pays propose, ce n’est pas que les créanciers perdent de l´argent, mais qu’ils en gagnent moins. « Accepter ce qu’ils demandent signifie plus de chômage, plus d’angoisse pour les gens, devoir ajuster les retraites et c’est quelque chose que nous ne ferons pas », souligne-t-il.

« Ce que nous voulons, c’est ne pas nous engager à quelque chose que nous ne pourrons pas honorer ; ne pas nous engager à effectuer des paiements qui empêcheront l’Argentine d’effectuer toutes les politiques publiques pour pouvoir se redresser. C’est ce qu’un accord durable veut dire, un engagement que nous pouvons respecter », a conclu Guzman.

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